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Wexit : 9,2 % des Saskatchewanais en faveur d’une séparation, selon un sondage

Une personne inscrit son nom sur une feuille.

Une campagne visant à recueillir des noms pour appuyer la création d'un parti politique provincial en Saskatchewan a été menée au cours des dernières semaines par les adeptes du mouvement indépendantiste dans la province.

Photo : Wexit Saskatchewan

Radio-Canada

Moins de 10 % des Saskatchewanais appuient l’idée d’une séparation du Canada, selon un sondage réalisé ce mois-ci par les laboratoires de recherche en sciences sociales de l’Université de la Saskatchewan.

Seulement 37 des 402 répondants, soit 9,2 % d’entre eux, ont répondu oui à la question : La Saskatchewan devrait-elle se séparer du Canada et former un pays indépendant?

À l’inverse, 84,8 % estiment que la province devrait demeurer au sein du Canada, tandis que 3,5 % des personnes sondées ne savaient pas si la Saskatchewan devait privilégier l’option indépendantiste.

De plus, 2,5 % des répondants ont refusé de répondre à la question.

Rectificatif

Une version précédente de ce texte affirmait que 9,2 % des répondants au sondage ont répondu « non » à la question : « La Saskatchewan devrait-elle se séparer du Canada et former un pays indépendant? » Selon le sondage, c'est plutôt l'inverse qui s'est produit puisque ceux-ci ont répondu « oui » à cette question.

Le sondage a également révélé que les personnes qui ont appuyé le Parti conservateur du Canada lors des dernières élections fédérales ou qui ont refusé de mentionner le parti pour lequel elles ont voté étaient beaucoup plus susceptibles d’être en faveur de la séparation de la Saskatchewan, selon le directeur des laboratoires de recherche en sciences sociales de l’Université de la Saskatchewan, Jason Disano.

Le sondage donne l’impression que malgré la frustration des Saskatchewanais, ils croient être mieux servis en restant à l’intérieur du Canada, poursuit-il.

Les données recueillies par l’Université de la Saskatchewan ne surprennent pas le politologue de l’Université de l’Alberta, Frédéric Boily, qui estime que l’idée séparatiste en Saskatchewan est encore loin de pouvoir offrir une option crédible aux citoyens.

Méthodologie

L’Université de la Saskatchewan a mené un sondage par téléphone en décembre 2019 auprès d’un échantillon de 402 personnes âgées de 18 ans et plus choisies de façon aléatoire en Saskatchewan.

La marge d’erreur est de +/- 4,9 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

Le fait qu’il n’existe pas encore de parti politique et un programme électoral qui prônent le projet d’indépendance en Saskatchewan peut expliquer l’appui marginal en faveur du mouvement séparatiste, selon lui.

C’est relativement facile de fonder un parti politique et de présenter des candidats, mais c’est beaucoup plus difficile de trouver des candidats crédibles qui appuient l’idée séparatiste, explique Frédéric Boily.

Les appuis en hausse depuis les élections fédérales

L’Université de la Saskatchewan a également mené un sondage semblable en septembre, soit avant les élections fédérales du 21 octobre qui ont permis au Parti libéral du Canada de rester au pouvoir.

En comparant les résultats des deux sondages, on constate que l’appui au mouvement séparatiste a légèrement augmenté, passant de 8,7 % en septembre à 9,2 % en décembre.

Méthodologie

L’Université de la Saskatchewan a mené un sondage par téléphone en septembre 2019 auprès d’un échantillon de 400 personnes âgées de 18 ans et plus choisies de façon aléatoire en Saskatchewan.

La marge d’erreur est de +/- 4,9 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

Il n’y a vraiment pas beaucoup d’appui en Saskatchewan pour une séparation du Canada ou en faveur du mouvement Wexit, note Jason Disano.

Le pourcentage de répondants qui estiment que la province doit demeurer au sein du Canada, a de son côté diminué entre septembre et décembre.

Avant les élections fédérales, 86,4 % des personnes sondées dans la province privilégiaient cette option. Le plus récent sondage montre que ce pourcentage est passé à 84,8 %.

Ce qui est intéressant, c’est que les données que nous avons obtenues à partir de la même question ont fourni un résultat très semblable, conclut Jason Disano.

Wexit Saskatchewan garde le cap

Le porte-parole de Wexit Saskatchewan, Trevor Bundus, dit prendre les résultats du sondage avec un grain de sel, car il demeure convaincu que l’appui des Saskatchewanais pour le mouvement indépendantiste est plus imposant.

Dans les 24 heures qui ont suivi les élections du 21 octobre, nous sommes passés de 2100 à 200 000 personnes qui appuyaient l’idée séparatiste [sur la page Facebook VoteWexit.com], insiste-t-il.

Trevor Bundus dit cependant être conscient que la mise sur pied d’un parti politique ne se fera pas du jour au lendemain.

On veut faire les choses légalement et de la bonne façon, ajoute-t-il, tout en précisant que l’intention du mouvement Wexit Saskatchewan est de se séparer, peu importe si les autres provinces sont intéressées à agir en ce sens.

Avec les informations de Nicolas Duny et de CBC

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