•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Désaccord autour d’un projet d’exploitation des sables bitumineux

On voit, du haut des airs, des installations destinées à l’exploitation des sables bitumineux.

Pour que le projet Teck Frontier se fasse, les conséquences environnementales doivent être prises en compte, selon Allan Adam.

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Radio-Canada

Une Première Nation du nord de l’Alberta craint que le gouvernement de Jason Kenney n'enterre son propre projet de construction du plus gros site d’exploitation de sables bitumineux au pays par manque d'intérêt pour les conséquences environnementales considérables qui pourraient en découler.

Selon le chef de la Première Nation Athabasca Chipewyan (PNAC), Allan Adam, pas question que le projet Teck Frontier aille de l’avant tant que le gouvernement fédéral n'aura pas écouté les inquiétudes de son peuple.

Le gouvernement de l’Alberta tue son propre projet de site d’exploitation de sables bitumineux en refusant de négocier avec nous.

Allan Adam, chef de la Première Nation Athabasca Chipewyan

Accord sur le fond

Alors que des projets similaires ont pu, par le passé, faire face à une forte opposition, Teck Frontier a recueilli l’accord des 14 communautés autochtones qui seront touchées par son tracé, dont la PNAC. Pourtant, M. Adam explique que la province doit impérativement réfléchir à la manière de combler la destruction de l’habitat de plusieurs espèces, notamment des poissons, des caribous et des bisons, qui sera l’une des conséquences directes de la construction de la mine d’exploitation.

À la suite du discours de Jason Kenney à Ottawa lundi, auquel il a assisté, Allan Adam affirme que le premier ministre albertain doit prendre un peu de recul.

Alors que le Cabinet fédéral doit approuver la construction de Teck Frontier à la fin de février 2020, le chef va plus loin et menace de porter l’affaire devant les tribunaux si le gouvernement Kenney fait la sourde oreille. Nous ne laisserons pas le Canada approuver ce projet à moins que l’Alberta ne soit à la table des négociations pour garantir qu’elle remplira ses obligations, déclare-t-il.

Désaccord sur la manière

L’entreprise minière de Vancouver Teck Resources souhaiterait construire le site d'exploitation à environ 110 kilomètres au nord de Fort McMurray. Chiffré à 20,6 milliards de dollars, Teck Frontier doit traverser près de 300 kilomètres de zones humides vierges et de forêt boréale, sur une durée de vie de 40 ans.

Le chef Adam a donné son accord conditionnel au projet de Teck Resources car il le voit comme une occasion de passer de la pauvreté à la prospérité pour son peuple.

Jason Kenney, premier ministre de l’Alberta

Du côté du ministère de l’Environnement et des Parcs, le ton est à l'apaisement. Ce dernier assure avoir rencontré la PNAC à plusieurs reprises et avoir défini des points clés sur lesquels travailler. Parmi ceux-ci, la création d’une zone de respect de la biodiversité.

En 2018, les autorités réglementaires provinciales et fédérales avaient estimé que la construction de la mine serait dans l'intérêt du public, mais elles avaient également alerté le public que celle-ci aurait de graves conséquences environnementales.

Si le projet est approuvé, Teck Frontier produira 260 000 barils de pétrole par jour, à compter de 2026.

Avec les informations de David Thurton

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Alberta

Industrie pétrolière