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Le coroner en chef de l'Ontario rouvre 132 enquêtes sur des décès

Photo des pieds d'une personne allongée sur une table recouverte d'un drap, avec une étiquette au pied.

Le coroner en chef de l'Ontario passera en revue 132 enquêtes faites par des coroners régionaux.

Photo : iStock

Radio-Canada

Le coroner en chef de l'Ontario passera en revue 132 enquêtes faites par des médecins-coroners régionaux qui s'étaient penchés sur les décès de leurs propres patients ou ex-patients.

La vérificatrice générale Bonnie Lysyk avait évoqué dans son rapport annuel la semaine dernière des cas pour lesquels des coroners régionaux s'étaient placés en situation de conflit d'intérêts.

Nous avons relevé des cas où des coroners, qui sont des médecins exerçant la profession, effectuent des enquêtes sur les décès de personnes qui étaient leurs patients quelques jours avant leur décès, ce qui constitue un conflit d’intérêts évident, avait commenté la vérificatrice.

La véritable cause du décès pourrait ne jamais être mise au jour dans les cas où le coroner qui mène l’enquête était aussi le médecin de la personne décédée, avait ajouté Mme Lysyk.

Pour devenir coroner régional en Ontario, il faut être médecin et suivre une formation spéciale de cinq jours. Les coroners ne font pas d'autopsie, mais il est de leur ressort de décider s'il faut ou pas en ordonner une.

J'ai été surpris par les résultats [du rapport de la vérificatrice], parce qu'on forme nos coroners. On les informe que s'il y a un conflit d'intérêts potentiel, il y a une procédure de notification à suivre.

Le Dr Dirk Huyer, coroner en chef de l'Ontario

L'examen du bureau du coroner en chef portera sur 132 rapports d'enquête faits par 19 coroners régionaux qui avaient traité la personne décédée au cours des 5 années précédant sa mort.

Inconduite professionnelle?

La vérificatrice a relevé, par exemple, les cas suivants :

  • Un coroner de Toronto n'avait pas indiqué dans son rapport sur le décès d'un homme qu'il lui avait prescrit de la méthadone en tant que médecin traitant au cours des quatre années précédentes.
  • Un chirurgien d'Oshawa a enquêté sur la mort à l'hôpital d'un patient qu'il avait vu une semaine auparavant pour une opération relativement à une fracture à la hanche. Dans son rapport en tant que coroner régional, il a indiqué qu'il n'y avait « aucune préoccupation » quant aux soins reçus par le patient.

Le Dr Huyer admet que ce genre de cas soulève des doutes. Malheureusement, parmi les 17 000 enquêtes [sur des décès] faites chaque année, il y a des choses qui n'auraient pas dû se passer, dit-il. Nous prenons ces cas très au sérieux.

Selon le rapport de la vérificatrice provinciale, certains cas pourraient constituer de l'inconduite professionnelle. Le coroner en chef indique qu'il attend de voir les résultats de son examen avant de décider s'il transmettra certains dossiers à l'Ordre des médecins et chirurgiens de l'Ontario pour une audience disciplinaire.

Par ailleurs, le nouveau système informatique du bureau du coroner en chef, qui doit être mis en place l'an prochain, obligera les coroners régionaux à consigner dans le formulaire s'ils ont traité par le passé un individu, avant de pouvoir enquêter sur son décès.

Avec les informations de CBC News

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