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Les conditions de logement des Autochtones en milieu urbain s’améliorent

Le soleil se lève sur une tour du quartier Osborne Village à Winnipeg.

Des logements à Winnipeg, la ville canadienne ayant la plus importante proportion d'habitants autochtones.

Photo : Radio-Canada / Gavin Boutroy

Gavin Boutroy

Les disparités en matière de logement en milieu urbain entre les Autochtones et les autres Canadiens se sont amenuisées depuis 2006, selon un rapport de Statistique Canada basé sur les données du recensement de 2016.

Les conditions de logement de ces Autochtones restent cependant inférieures au reste de la population, indique le chercheur principal au Centre de la statistique et des partenariats autochtones de Statistique Canada, André Bernard.

On a regardé des indicateurs comme la proportion des Autochtones qui vivent dans un ménage occupé par son propriétaire ou qui vivent dans un logement qui nécessite des réparations majeures. Ces indicateurs sont moins favorables chez les Autochtones, poursuit-il.

Dans les villes, environ la moitié des Autochtones vivaient dans des logements loués en 2016, comparativement à 29 % de la population non autochtone.

Parmi les 355 400 Autochtones qui vivaient dans un logement loué en 2016, un Autochtone sur cinq vivait dans un logement subventionné, indique le rapport.

Toutefois, un peu moins du quart des Autochtones qui vivaient dans une région urbaine faisaient partie d’un ménage à faible revenu en 2016, une baisse par rapport à la proportion de 28 % affichée en 2006.

Forte population autochtone dans les villes de l'Ouest

Dans l’ensemble des régions urbaines visées par l’étude, on dénombre 731 480 Autochtones, soit 44 % de la population autochtone totale du Canada.

En 2016, Winnipeg avait la population autochtone la plus importante parmi les villes canadiennes, suivie d’Edmonton et de Vancouver. Les trois villes comptaient environ 14 % de la population autochtone totale au pays.

La majorité de la population autochtone vivant dans ces villes était composée de membres de Premières Nations (51 %) et de Métis (45 %). En 2016, les Inuits représentaient environ 1 % de la population des régions urbaines visées par l’étude.

Les villes de l'Ouest ont également les plus fortes proportions de personnes autochtones parmi les centres urbains étudiés.

Une plus grande répartition au sein des villes

Statistique Canada constate également que les Autochtones sont de plus en plus répartis sur le territoire des villes et de moins en moins confinés à certains quartiers. Cette conclusion provient du calcul d'un « indice de dissimilitude ».

[Celui-ci] renseigne sur la mesure dans laquelle les Autochtones et les non-Autochtones vivent dans un même quartier et vivent dans un quartier différent [...] Cela calcule un indice entre 0 et 1, indique André Bernard. Un chiffre près de 1 indique une forte séparation des populations, alors qu’un chiffre proche de 0 montre une population plus mélangée.

Le degré de dissimilitude entre les populations autochtones et non autochtones a diminué entre 1996 et 2016 dans toutes les régions métropolitaines de recensement étudiées.

À Winnipeg, par exemple, l’indice est passé de 0,40 en 1996 à 0,25 en 2016.

De plus en plus, les Autochtones vivent dans les mêmes quartiers que les non-Autochtones.

André Bernard, chercheur principal au Centre de la statistique et des partenariats autochtones de Statistique Canada

Statistique Canada souligne cependant que cette situation peut être en partie attribuable au fait qu’un plus grand nombre de personnes ont déclaré être Autochtones en 2016.

Même si ça baisse, il existe quand même un certain nombre de quartiers où il y a une proportion importante d’Autochtones. [Dans environ 300 quartiers où il y a une population autochtone de plus de 10 %] on a trouvé que les conditions en matière de logement, en matière de revenu notamment, étaient moins favorables que celles où les populations étaient plus faibles , souligne M. Bernard.

Une pièce en mauvais état avec une télé, un chien, un frigo, une table et un lit pliable.

Une maison à chambre délabrée dans le North End de Winnipeg.

Photo : Radio-Canada / Gary Solilak

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