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Les francophones augmentent plus vite en Alberta qu’ailleurs au Canada

Quelques dizaines d'enfants et d'adultes réunis dehors. Ils tiennent des drapeaux de couleur bleu et blanc avec une fleur-de-lys et un églantier.

L'immigration internationale et interprovinciale ainsi que l'augmentation des programmes d'immersion sont des facteurs qui expliquent cette hausse, selon Statistique Canada. (Photo : des Franco-Albertains sont rassemblés à Calgary le 1er mars 2019 pour lancer les célébrations du mois de la francophonie franco-albertaine.)

Photo : Radio-Canada / Charlotte Dumoulin

L'Alberta est la province qui a connu la plus forte augmentation du nombre de francophones au pays entre 2001 et 2016, selon un nouveau rapport de Statistique Canada publié mardi.

Le nombre de personnes ayant le français comme première langue officielle parlée a augmenté de 35,7 % en Alberta. Il y avait ainsi 79 835 personnes dans ce cas en 2016.

La vitalité du français

Sylvie-Anne Roy, la créatrice de la page Facebook francophone en Alberta, explique qu'elle s'est installée à Calgary, en février 2015.

Arrivant fraîchement du Québec, elle décide de créer cette page afin de rassembler les francophones de la province.

On a été très surpris du nombre de francophones qui existaient dans cette région.

Sylvie-Anne Roy, créatrice, page Facebook, francophone en Alberta

Les gens cherchaient surtout de l'information : comment venir par ici, pourquoi les gens voudraient venir ici, je pense déménager, on veut avoir des informations [...] je trouve que ça a augmenté énormément vite, témoigne-t-elle.

Plan moyen de Sylvie-Anne Roy.

Sylvie-Anne Roy, créatrice de la page Facebook, francophone en Alberta

Photo : Radio-Canada

Le directeur général de l'association Canadian Parents for French, Michael Tryon, se réjouit de ces nouvelles données.

Il croit que ces chiffres envoient un message au gouvernement sur l'importance des services en français.

On a une politique en français ici, continuez de la supporter, de la développer.

Michael Tryon,directeur général, Canadian Parents for French

Il est d'avis que les promesses du gouvernement ne collent pas toujours avec ses actions en francophonie.

De nombreux cours en français au Alberta Distance Learning Centre sont toujours en offre réduite, et certains cours ont complètement été annulés à d'autres endroits, fait-il remarquer.

Je veux qu'il y ait plus d'opportunités pour nos jeunes, pour qu'ils puissent continuer à pratiquer le français, à évoluer et à vivre en français, dit-il.

[Les francophones] continuez à parler français, à l'utiliser. Il y a un peu de français dans chaque culture qui arrive et j'aime cela.

Michael Tryon,directeur général, Canadian Parents for French
Plan serré de Michael Tryon

Michael Tryon, directeur général de l'association Canadian Parents for French.

Photo : Radio-Canada

Le directeur du Centre d'Accueil des Nouveaux Arrivants Francophones, Esdras Ngenzi, voit lui aussi cette hausse du bon oeil.

Il estime cependant qu'il y a du travail à faire, puisque cette augmentation ne représente que 2 % de la population globale de l'Alberta.

Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada veut toujours qu'on atteigne le chiffre de 4 % qui serait la stabilité de la population francophone dans l'ensemble, mais on est encore loin de là, note-t-il.

Je peux dire que le mouvement va continuer et que ceux qui sont ici constituent déjà une base sur laquelle on peut bâtir le reste. 

Esdras Ngenzi, directeur, Centre d'Accueil des Nouveaux Arrivants Francophones
Plan serré d'Esdras Ngenzi.

Esdras Ngenzi, directeur du Centre d'Accueil des Nouveaux Arrivants Francophones.

Photo : Radio-Canada

De nombreux facteurs en cause

L’immigration internationale, l’immigration interprovinciale ou l’augmentation des programmes d’immersion en Alberta sont des facteurs attribuables à cette hausse, selon l’analyste principale de Statistique Canada, Émilie Lavoie.

Il y a de plus en plus d'immigrants qui arrivent des pays du Maghreb ou de l’Afrique qui ont une connaissance du français, qui ne l’ont pas toujours nécessairement comme langue maternelle, mais qui peuvent le parler à la maison. C’est comme cela qu’il y a un gain de personnes francophones, explique-t-elle.

Selon Mme Lavoie, ces données aident les organismes de défenses de la langue française à témoigner de leur valeur.

Ce sont des outils qui servent à démontrer la pertinence des services en français, qui peuvent servir d'outils pour des revendications ou des demandes de services.

Émilie Lavoie, analyste principale, Statistique Canada

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