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Piratage de cellulaires : des dizaines de personnes auraient été espionnées

Les mains en gros plan d'un jeune homme qui utilise un téléphone cellulaire.

Des personnalités québécoises se seraient fait espionner par l'intermédiaire de leur téléphone cellulaire.

Photo : getty images/istockphoto / bombuscreative

Radio-Canada
Mis à jour le 

La police de Longueuil enquête sur une affaire de piratage de téléphones cellulaires, qui aurait fait des dizaines de victimes, dont certaines seraient des personnalités connues au Québec. Une personne a été arrêtée en lien avec ce dossier, a appris Radio-Canada.

L'animatrice et productrice Véronique Cloutier est la principale plaignante dans cette enquête ouverte par le Service de police de l'agglomération de Longueuil (SPAL) il y a 18 mois.

Il y a plusieurs façons de pirater un téléphone cellulaire, a expliqué en entrevue Anne-Sophie Letellier, experte en cybersécurité et codirectrice des communications chez Crypto.Québec.

Anne-Sophie Letellier.

Anne-Sophie Letellier, experte en cybersécurité chez Crypto-Québec

Photo : Radio-Canada

Le pirate peut utiliser un logiciel espion installé grâce à des méthodes d’hameçonnage, cette tactique où l’on tente de convaincre la victime de cliquer sur un lien qui permettra ensuite de télécharger le logiciel malveillant. Il peut également exploiter les vulnérabilités de la carte SIM de l'appareil.

Dans le cas d’un téléphone ciblé et piraté par un logiciel espion, c’est comme un bar ouvert, dit la spécialiste. On a accès aux appels vocaux, à la messagerie et à toutes les applications que peut utiliser la victime. On peut faire des copies, des captures d’écran et bien d’autres choses.

Si on s’attaque à la carte SIM, l’accès sera limité aux appels vocaux et aux messages textes, donc toutes les communications entre le cellulaire et la compagnie téléphonique.

Comment s’en aperçoit-on?

Si on a un logiciel malveillant sur son téléphone mobile, explique Mme Letellier, la batterie se déchargera plus rapidement, certains comportements du téléphone seront différents, et l'appareil pourra présenter des signes de surchauffe.

Si c’est la carte SIM qui est attaquée, ce sera plus discret; il pourrait y avoir des messages textes manquants ou, parfois, une moins bonne réception téléphonique.

Que peut-on faire pour être mieux protégé?

Il faut se montrer prudent et cela passe par des gestes simples comme éviter de cliquer sur des hyperliens sans être certain de leur provenance. Si par exemple on reçoit un message avec un hyperlien qui semble provenir d’un contact que l’on connaît, il est toujours utile de le vérifier par un autre canal de communication, conseille Mme Letellier.

Il pourrait être utile de questionner les compagnies de téléphonie cellulaire pour savoir si elles ont bien protégé votre carte SIM, suggère pour sa part Steve Waterhouse, expert en sécurité informatique. Il revient à chacune de ces compagnies de rassurer sa clientèle, dit-il.

Avec des informations de Pascal Robidas

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