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Des manufacturiers réclament plus de souplesse pour l’embauche de travailleurs étrangers

Soudeur à l'oeuvre

Les besoins en main-d'oeuvre sont grands dans plusieurs entreprises québécoises.

Photo : courtoisie Marmen Énergie

Denis Lapierre

L'Association des manufacturiers et exportateurs du Québec revient à la charge auprès des gouvernements pour qu'ils assouplissent les règles concernant l'embauche de travailleurs étrangers. Le regroupement estime que les politiques actuelles nuisent au recrutement alors que les besoins des industries sont criants, au point de menacer la survie de plusieurs entreprises.

Présentement, il y a 20 000 postes vacants à travers le Québec dans le secteur manufacturier. On évalue qu'à terme ça prendrait 60 000 immigrants économiques par année pour pouvoir répondre à l'ensemble des besoins des employeurs du Québec, dont ceux du manufacturier, explique la présidente de l’association, Véronique Proulx.

Or, pour combler ces besoins, les outils mis en place à Ottawa et à Québec sont insuffisants et surtout, mal adaptés. Par exemple, un travailleur étranger temporaire ne peut rester plus de trois ans dans une entreprise, qui, de son côté, ne peut compter plus de 10 % de sa main-d'oeuvre formée de travailleurs étrangers temporaires.

L'Association veut donc que ces seuils soient revus, mais, surtout, que les gouvernements reconnaissent que les besoins sont suffisamment importants pour favoriser le recours à l'immigration permanente comme solution à long terme.

Il ne faudrait pas attendre d'avoir des fermetures d'entreprises pour décider de réagir.

Véronique Proulx, présidente, Association des manufacturiers et exportateurs du Québec

Des entreprises de la région, qui ont recours à l'immigration pour combler leurs besoins de main-d'oeuvre, appuient la démarche de l'Association. C'est le cas de Béton préfabriqué du Lac, qui a besoin de dizaines de travailleurs pour réaliser son contrat lié au réseau express métropolitain de Montréal et qui doit déplacer 90 travailleurs chaque jour de Montréal à ses installations de Drummondville, faute de pouvoir embaucher des travailleurs étrangers.

Faut qu'ils mettent ça plus simple. On aurait été prêt à s'engager d'avoir 50, 60 personnes, des immigrants, pour travailler pendant trois ans. Ces gens-là, ils vont rester à un moment donné. Intégrer un immigrant, la meilleure façon, c'est de le faire travailler, soutient le PDG de l’entreprise, Robert Bouchard.

Coupesag vit un problème semblable. Elle compte déjà quatre travailleurs tunisiens depuis le début de l’année et elle attend toujours les autorisations pour en faire venir quelques autres.

Ça devient comme trop long, trop complexe. On ne sait plus où appeler, on ne sait plus à qui demander les vraies réponses pour les délais. Donc, c'est vraiment problématique.

Nicolas Pelletier, copropriétaire, Coupesag

Les efforts pour embaucher localement, en améliorant salaires et avantages sociaux et par des campagnes de publicité coûteuses dans les grands centres, n'ont rien donné.

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Saguenay–Lac-St-Jean

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