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Des manifestants demandent 2 G$ au fédéral pour le logement social

Une dizaine de personnes tiennent des banderoles. Sur l'une d'elle, on peut lire : « Ensemble, pour qu'on s'occupe du logement social et de l'itinérance ».

Les manifestants ont demandé au gouvernement fédéral de faire de la crise du logement et de la lutte à l'itinérance de « vraies priorités ».

Photo : Radio-Canada / Nicolas Haddad

Radio-Canada

Au moins une centaine de manifestants sont revenus à la charge, mardi, pour demander au gouvernement libéral fédéral nouvellement réélu d’agir concrètement pour lutter contre la crise du logement et de l’itinérance au pays.

Le Réseau SOLIDARITÉ itinérance du Québec et le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) – qui ont organisé la manifestation devant le parlement – demandent à Ottawa d’investir dès le prochain budget 2 milliards de dollars par année pour la création de logements sociaux au pays. Cette somme, qui n’est pas incluse dans la Stratégie nationale sur le logement, permettrait de construire environ 20 000 unités.

D’autres fonds sont demandés pour maintenir les logements sociaux actuels en bon état. Les organismes demandent également du financement pour lutter contre l’itinérance, dont 50 millions de dollars par année pour le Québec.

On espère que le gouvernement Trudeau va entendre raison.

François Roy, coordonnateur de Logemen’Occupe

Les manifestants souhaitent que l’élection d’un gouvernement minoritaire puisse faire de cet enjeu une vraie priorité. L’appui pourrait notamment venir du Nouveau Parti démocratique (NPD) et du Bloc québécois (BQ), qui ont repris des revendications des manifestants, a rappelé en entrevue à l’émission Les matins d’ici le coordonnateur de l’organisme Logemen’Occupe, François Roy.

De son côté, le député libéral de Hull-Aylmer, Greg Fergus, s'est dit content que les organismes considèrent l’appui du NPD et du Bloc québécois, mais ils oublient les libéraux. Est-ce qu’on va aussi vite qu’ils veulent? Peut-être pas, a-t-il cependant reconnu.

On vient d’investir 40 milliards quand il n’y avait pas un cent.

Greg Fergus, député libéral de Hull-Aylmer

Quant aux sommes engagées par les libéraux, ce n’est pas une promesse, c’est inscrit dans notre budget, a soutenu l’élu.

Une crise du logement à prix modique

La Statégie nationale sur le logement comprend des investissements dans le logement privé et abordable, mais néglige le logement social et abordable, selon les organismes. Il faut vraiment reprendre les investissements dans le logement à prix modique, un volet délaissé par le fédéral depuis 1994, a rapporté François Roy.

Malheureusement, ça avance au pas de tortue le dossier du logement au Canada.

Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU

Cette semaine, le gouvernement manitobain a vendu environ 800 logements sociaux et en a transféré la gestion à des agences sans but lucratif ainsi qu’au secteur privé – alors que 7000 ménages sont en attente d’un logement abordable dans la province. Le FRAPRU rapporte également qu’une dizaine d’immeubles de logements sociaux sont barricadés à Montréal, faute d’entretien.

Les manifestants marchent en brandissant des pancartes.

De nombreux manifestants sont arrivés par autobus de Montréal et de la Montérégie.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Haddad

En se retirant du financement du logement social et en se délestant de ses responsabilités [...] le gouvernement fédéral a privé des ressources nécessaires à l’entretien des logements sociaux, a souligné la porte-parole du FRAPRU, Véronique Laflamme.

Les baisses d’impôt ne changeront rien

Le gouvernement fédéral vient d’annoncer une baisse d’impôt pour la classe moyenne, une mesure qui n’améliorera pas la situation des moins nantis. Le gouvernement fédéral va se priver de revenus de 5 à 6 milliards en 2023-2024, a souligné M. Roy. On aurait souhaité davantage que ces investissements aillent pour la lutte à la pauvreté.

On laisse des gens dormir carrément dehors depuis des mois, a rappelé Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU, faisant notamment référence au campement temporaire près de la station Bayview à Ottawa qui vient d’être démantelé.

D’autres campements temporaires existent à Vancouver, en Alberta et à l’Île-du-Prince-Édouard, a-t-elle ajouté. C’est inacceptable pour une société riche comme la nôtre qui s’est engagée à respecter des droits aussi fondamentaux que celui au logement, a lancé Mme Laflamme.

Avec les informations de Nicolas Haddad

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