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Tensions à la veille d'une deuxième journée de grève dans des écoles ontariennes

Une enseignante en grève qui porte des macarons

Des enseignants du secondaire feront une grève d'un jour demain.

Photo : La Presse canadienne / Cole Burston

Julie-Anne Lamoureux

La guerre des mots se poursuit entre le ministre de l'Éducation et la Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (FEESO) à la veille d'un débrayage d'un jour de milliers d'enseignants.

Le ministre de l'Éducation Stephen Lecce dénonce la position des syndiqués sur les salaires, qu'il qualifie d'intransigeante.

Le gouvernement estime que, si toutes les demandes de la FEESO étaient acceptées par le gouvernement et octroyées à tous les syndicats d'enseignement, les coûts pourraient atteindre près de 7 milliards de dollars pour la durée du contrat.

Le ministre de l'Éducation Stephen Lecce en point de presse

Le ministre de l'Éducation Stephen Lecce

Photo : Assemblée législative de l'Ontario

Les syndicats disposent parfois de clauses moi aussi dans leurs contrats, de sorte que si d'autres syndicats obtiennent des gains dans les négociations subséquentes, les premiers syndicats peuvent bénéficier de ces victoires.

Le ministre presse la FEESO d'opter pour la médiation, comme le demande le gouvernement, sans poser de conditions. Stephen Lecce soutient que la province est de bonne foi et a fait des concessions.

Le ministre Stephen Lecce en conférence de presse.

Le ministre Stephen Lecce estime que la balle est dans le camp du syndicat.

Photo : Radio-Canada

Ils sont campés sur leurs positions depuis le début, depuis des mois, et je pense que la balle est dans leur camp. Ils doivent présenter à la table une proposition élaborée qui nous aidera à conclure une entente.

Stephen Lecce, ministre de l'Éducation de l'Ontario

Le président du syndicat des enseignants du secondaire, Harvey Bischof, accuse le ministre d'enflammer le débat.

Le gouvernement maintient qu’une augmentation salariale de 2 % pour tous les enseignants et les travailleurs de l’éducation équivaut à une somme de 1,5 milliard de dollars.

Harvey Bischof en mêlée de presse.

Harvey Bischof accuse le ministre Lecce de gonfler les chiffres.

Photo : Radio-Canada

Le chef syndical répond qu’il ne représente pas tous ces travailleurs et qu’une augmentation salariale qui repose sur une augmentation du coût de la vie équivaut plutôt à une somme de quelque 200 millions de dollars pour ses membres.

C’est complètement différent comme ordre de grandeur. Ce ministre veut gonfler les chiffres et intensifier la rhétorique. Ce qui est le contraire de négocier de bonne foi et d’essayer de conclure une entente avec nous.

Harvey Bischof, président de la FEESO

Il croit que le ministre fait passer ses membres pour des égoïstes. Il rappelle que la Fédération représente aussi des employés de soutien qui gagnent en moyenne 38 000 $ par année.

Andrea Horwath en conférence de presse à Queen's Park.

La chef de l’opposition Andrea Horwath accuse le ministre de l’Éducation de présenter des scénarios d’apocalypse.

Photo : Assemblée nationale de l'Ontario

La chef de l'opposition croit aussi que le gouvernement cherche à envenimer la situation. Andrea Horwath déclare avec ironie que chaque fois que le ministre de l'Éducation fait une sortie publique, le coût des demandes syndicales semble avoir augmenté.

Si le gouvernement veut vraiment éviter une grève demain — et c'est exactement ce que je lui demande de faire — il sait comment : annuler les compressions, maintenir le nombre moyen d'élèves par classe à 22 et annuler l'obligation pour les élèves de suivre des cours en ligne.

Andrea Horwath, chef de l'opposition

Une grève mercredi

Les deux parties sont donc encore loin d'une entente.

Ainsi, des enseignants du secondaire dans les écoles anglophones et des employés de soutien dans des écoles francophones et anglophones vont déclencher une grève d'une journée ce mercredi dans des écoles ciblées par leur syndicat.

Des grévistes font du piquetage devant une école et dénoncent les compressions en éducation.

Les enseignants du secondaire ont débrayé une première fois le 4 décembre.

Photo : La Presse canadienne / Cole Burston

Dans d'autres écoles du syndicat, les enseignants tiendront des piquets d'information pour expliquer aux gens leur position.

Cette grève complète privera de cours des milliers d'élèves de neuf conseils scolaires anglophones et entraînera la fermeture d'une quarantaine d'écoles de langue française.

Une deuxième entente

Par ailleurs, le gouvernement vient de conclure une entente avec l'Alliance des travailleuses et travailleurs en éducation de l'Ontario (ATEO), qui regroupe un peu plus de 4000 membres. Une centaine de syndiqués de l'Association des enseignants franco-ontariens (AEFO) font partie de ce regroupement.

Ils sont pour la majorité des employés de soutien du conseil scolaire catholique Franco-Nord à North Bay. Ils négocient indépendamment de l'AEFO en raison de leurs besoins particuliers.

Comme nous l'avons démontré avec l'ATEO et le SCFP [Syndicat canadien de la fonction publique], notre gouvernement a négocié de façon constructive à la table des négociations pour s'assurer que les parents puissent avoir la prévisibilité qu'ils méritent. Nous allons continuer à négocier de bonne foi.

Stephen Lecce, ministre de l'Éducation de l'Ontario

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Toronto

Éducation