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Le projet d’usine de cannabis à Beaumont part en fumée

Une main gantée montre une feuille de cannabis dans une usine de production de cette plante.

Une feuille de cannabis.

Photo :  CBC

Marc-Antoine Lavoie

Le projet d’usine de cannabis à Beaumont ne sera peut-être finalement qu’un mirage qui s'est dissipé. Sans nouvelles des promoteurs depuis près de deux mois, le maire de Beaumont affirme que « tout est tombé mort ».

L’entreprise Borealys Biotech annonçait pourtant cet été avoir obtenu les autorisations nécessaires pour la construction de l’usine de cannabis médicinal. Le projet nommé Les herbes de Beaumont devait alors voir le jour dans les mois suivants.

On était censé avoir une rencontre avec les gens concernés par le projet, mais on n'entend plus parler du tout. Tout est tombé mort, se désole le maire David Christopher.

Silence radio

Le maire déplore que les entrepreneurs ne daignent pas informer la municipalité de leurs intentions, et ce, malgré plusieurs tentatives de communication.

Les gens avaient l'air sincères. Dans le moment, ils ne répondent pas du tout. C'est dommage. Au moins, ils pourraient nous aviser que pour le moment il n'y a rien, lance-t-il.

L'usine devait être érigée sur le site d'une ancienne usine de champignons à l'intersection des rues Livaudière et de la Faune

L'usine devait être érigée sur le site d'une ancienne usine de champignons à l'intersection des rues Livaudière et de la Faune

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

Ç'a peut être un lien avec le marché boursier ou un manque d'argent.

David Christopher, maire de Beaumont

L’entreprise n’a fourni aucune réponse aux multiples demandes d’entrevues effectuées par Radio-Canada.

On ne poussera pas

L’annonce de ce projet avait suscité des inquiétudes dans le quartier voisin du terrain ciblé par les promoteurs.

Dans le quartier, il y a beaucoup de jeunes familles, beaucoup de jeunes enfants. C'est une des craintes avec le trafic que ça va générer avec 90 employés, 100 employés, avait soulevé Michel Castonguay, un résident, en août dernier.

Dans ce contexte, le maire ne veut pas faire des pieds et des mains pour tenter de convaincre les promoteurs de relancer le projet.

On ne pousse pas non plus parce que les gens qui étaient dans le quartier ont posé de bonnes questions sur le projet. La priorité c’est nos citoyens. Les promoteurs doivent répondent à leurs questions, assure le maire Christopher.

L’entreprise est toujours propriétaire de terrain. Aucun règlement municipal ne l’oblige à ériger un projet dans un délai précis.

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