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Voici de quoi pourraient avoir l’air les militaires cyborg de 2050, selon le Pentagone

Illustration d'un humain augmenté.

Le rapport montre du doigt « les films et la littérature » pour leur « démonisation des cyborgs », qui crée de présumées fausses perceptions au sujet du potentiel de l’être humain augmenté.

Photo : getty images/istockphoto / metamorworks

Radio-Canada

Un avenir où les militaires fusionnent êtres humains et machines n’est pas si lointain, à en croire un nouveau rapport du US Army Combat Capabilities Development Command Chemical Biological Center, un groupe de recherche scientifique au sein de l’armée américaine.

Le rapport dresse le portrait des possibles développements du monde de la cybernétique d’ici 2050, et certaines de ces visions d’avenir de l’être humain augmenté semblent presque être tirées tout droit de Terminator.

Le but est de déterminer le potentiel des machines physiquement intégrées au corps humain dans le but d’augmenter et d’améliorer la performance des êtres humains dans les 30 prochaines années, peut-on lire dans le document déterré par VICE

Les sens plus développés

L’équipe de recherche s’est penchée sur quatre améliorations cybernétiques majeures qu’on pourrait voir chez les membres des forces armées.

La première étude de cas traitait de « l’augmentation oculaire », qui intégrerait de la technologie d'imagerie à un ou deux yeux. Cela permettrait aux militaires d’identifier des ennemis dans des environnements denses, urbains ou souterrains qui rendent difficiles l’identification et le pistage de cibles.

Le rapport parle ensuite de l’emploi de combinaisons spéciales qui communiqueraient avec des capteurs optiques intracorporels dans le but de restaurer les fonctions perdues de certains muscles blessés. Cela améliorerait même leur niveau de force physique globale.

Le troisième cas d’étude porte sur des oreilles cybernétiques qui pourraient donner aux troupes une ouïe surhumaine et traduire en temps réel les langues étrangères. Elles leur permettraient également de convertir et de transmettre ces signaux [audio] aux autres sur de longues distances; ce qui veut essentiellement dire qu’on installerait un téléphone dans l’oreille des soldats et soldates.

Le dernier scénario étudié est celui des implants cérébraux qui créeraient une interface directe entre le cerveau humain et les machines. On pourrait donc contrôler de l’équipement militaire par la pensée, mais aussi recevoir des signaux des machines ou communiquer de cerveau augmenté à cerveau augmenté. Rappelons ici que non, cela n’est pas de la science-fiction, mais bien des informations trouvées dans un document de recherche du Pentagone.

Toutes ces améliorations cybernétiques pourraient d’abord être destinées aux soldates et soldats blessés, selon le rapport. Un membre des forces armées qui perd un œil sur le champ de bataille pourrait, par exemple, recevoir un organe de vision augmentée.

On ne précise nulle part où en est l'armée avec le développement de ces technologies.

La peur du public

Le rapport avertit aussi que les adversaires étatiques et non étatiques tenteront de se servir du déploiement de militaires américains cyborgs pour miner les intérêts américains et [accuser] le département de la Défense d’agir de manière contraire à l’éthique

L’équipe de recherche s'interroge notamment à savoir si un hybride être humain-robot capturé aurait les mêmes droits qu’une personne « normale », selon les conventions de Genève, et s’il serait facile de pirater un cyborg.

On montre aussi du doigt les films et la littérature pour leur démonisation des cyborgs, qui créeraient de fausses perceptions au sujet du potentiel de l’être humain augmenté.

Bien que cela ne soit pas une mission intrinsèque du département de la Défense, la direction doit comprendre que, si elle a l’intention de se servir de ces technologies, les perceptions sociales et publiques devront être comprises et vaincues, peut-on lire dans le document. 

Le rapport n’explique pas comment l’armée pourrait parvenir à changer ces perceptions, mais le site spécialisé Gizmodo spécule que cela pourrait passer par Hollywood, qui reçoit déjà de l’équipement de l’armée en échange d’un droit de veto sur les scénarios de films, selon des documents secrets rendus public en 2017 (Nouvelle fenêtre).

Avec les informations de Vice, et Gizmodo

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