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Tramway : 151 000 tonnes de CO2 évitées en 15 ans

Le projet prévoit l’aménagement de plusieurs stations et pôles d’échanges.

Photo : Ville de Québec

Olivier Lemieux
Mis à jour le 

Le réseau de tramway de Québec devrait permettre de diminuer les émissions de gaz à effet de serre (GES) dans la région de 151 000 tonnes d’ici 2041. Ce calcul tient compte de la pollution émise lors de la phase de construction, entre 2022 et 2026.

Il s’agit d’un bilan positif en matière de lutte aux changements climatiques, explique Laurence Goesel, directrice de projet pour la firme AECOM.

L’entreprise de génie-conseil avait le mandat de réaliser l’étude d’impact sur l’environnement du réseau de tramway.

L’étude estime qu’environ 91 000 tonnes de CO2 seront émises durant la construction et qu’il faudra ainsi attendre 2032, soit 6 ans après l’entrée en fonction du tramway, pour que le bilan des émissions soit nul.

La diminution des GES associés au tramway s’explique principalement par la réduction de la circulation automobile au fil des années. Entre 2026 et 2041, le réseau de tramway devrait permettre d'éliminer plus de 50 000 déplacements en auto chaque jour dans la région.

Impacts visuels

L’étude note aussi un impact visuel potentiellement majeur lié à la coupe d’arbres matures pour implanter le tramway sur le boulevard René-Lévesque.

Ce sont des arbres à grand déploiement, admet Laurence Goesel. Même si la Ville de Québec veut en préserver le plus possible et promet de planter de jeunes arbres au terme des travaux, une diminution de la canopée est à prévoir dans le secteur.

De la même façon, la construction d’un nouveau pont pour permettre au tramway de franchir la rivière Saint- Charles, si cette option est retenue, entraînera la coupe de plusieurs arbres dans le parc des Naissances.

La Ville doit préciser cet hiver l’impact qu'auront les différents chantiers sur sa canopée urbaine. Le directeur de projet du réseau structurant, Daniel Genest, se veut rassurant.

On veut un tramway performant, mais on veut aussi qu’il soit bien intégré à la Ville de Québec, précise-t-il.

La construction d'un garage d'entretien au terminus Sainte-Foy, près du nouveau IKEA, entraînera aussi la disparition de 49 500 mètres carrés de milieux humides. Cette perte sera compensée.

Hausse des recettes fiscales

L’administration Labeaume estime par ailleurs que les revenus de taxes générés par les nouvelles constructions aux abords du réseau de tramway pourraient dépasser les 300 millions de dollars sur une période de 25 ans.

La Ville a retenu plusieurs scénarios prévoyant des hausses de recettes fiscales de 3% à 5 % entre 2026 et 2051. Selon les différentes projections, l’augmentation des revenus fiscaux devrait osciller entre 245 et 324 millions.

Il s’agit d’une hypothèse prudente, estime le directeur général de la Ville, Luc Monty. On s’est comparé à ce qui se passe ailleurs.

La Ville de Québec a notamment étudié l'impact du projet de réseau électrique métropolitain (REM) sur le lancement de nouveaux chantiers à Montréal.

L'administration Labeaume espère que le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) mènera des consultations sur le projet de réseau de transport structurant dès le printemps, de façon à obtenir un feu vert du gouvernement Legault à l'hiver 2021.

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