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Le Conseil des Premières Nations de la C.-B. veut déclarer l’état d’urgence à Big Bar

Des membres d'une équipe de sauvetage placent un saumon dans un bassin d'eau.

Le glissement de roches près de Big Bar à la fin du mois de juin a créé une chute d'eau de 5 mètres qui empêche la plupart des saumons de remonter le fleuve Fraser pour frayer.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Radio-Canada

Le conseil des dirigeants des Premières Nations (First Nations Leadership Council, en anglais) demande à tous les ordres de gouvernement de déclarer l’état d’urgence, car les communautés de la région de Big Bar, dans le nord de la Colombie-Britannique, craignent les conséquences négatives du glissement de terrain survenu dans la région.

Le conseil demande que les autorités retirent tout obstacle sur les lieux de l’éboulement dans les 60 prochains jours.

Cet appel survient après que des scientifiques travaillant pour le gouvernement fédéral ont dit craindre que certaines populations de saumons de la rivière Fraser ne disparaissent entièrement.

Le conseil des dirigeants des Premières Nations est composé :

  • de l'Assemblée des Premières Nations de la Colombie-Britannique,
  • du Sommet des Premières Nations,
  • et de l'Union des chefs autochtones de la Colombie-Britannique.

Je pense qu’il faut plus de la volonté politique, estime Terry Tegee, le chef régional de l’Assemblée des Premières Nations. Nous avons voulu pousser ce dossier à un plus haut échelon, pas seulement auprès de Pêches et Océans Canada, mais auprès du premier ministre et d’autres hauts responsables du gouvernement provincial.

L’éboulement de terrain de Big Bar a créé une chute d’eau de 5 mètres sur la rivière Fraser, au nord de Lilooet, en octobre et en novembre 2018. Cette chute rend impossible la migration des saumons pour frayer en amont de la rivière.

Dans l’espoir de sauver les populations de saumons cette année, plus de 60 000 poissons ont été capturés, mis dans des cuves et transportés par-dessus la chute en hélicoptère. D’autres poissons ont réussi à traverser l’obstacle quand le niveau d’eau a baissé.

Un cours d'eau agité.

Le fleuve Fraser près de Big Bar, au nord-ouest de Kamloops

Photo : Pêches et Océans Canada

Malgré ces efforts, le faible nombre de saumons qui ont réussi leur migration l’année dernière n’est pas de bon augure.

Dans sa lettre, le conseil des dirigeants des Premières Nations demande la mise sur pied d’un groupe de travail comprenant des membres des Premières Nations touchés par ce glissement de terrain.

Le mois dernier, la Première Nation Tsilhqot’in a déclaré l’état d’urgence en raison du même glissement de terrain.

Dans une lettre envoyée à Jonathan Wilkinson, alors ancien ministre de Pêches et Océans, le chef Russell Myers Ross estime que cette catastrophe a déclenché une crise pour la sécurité alimentaire dans sa communauté.

Une demande de commentaires faite aux gouvernements provincial et fédéral est en attente de réponse.

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