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Soulagement de courte durée à Anse-Bleue

Les résidents appellent Anse-Bleue leur « village ».

Les résidents appellent Anse-Bleue leur « village ».

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Radio-Canada

Pour les résidents d'Anse-Bleue qui se battent déjà depuis plusieurs semaines contre la construction d'un parc éolien dans leur communauté, le retrait de la Ville de Bathurst du projet est une bonne nouvelle, mais il ne signifie pas nécessairement qu'ils peuvent crier tout de suite victoire.

La bataille vient d’être gagnée par rapport à Bathurst, mais pas la guerre.

Gina Girard, résidente d'Anse-Bleue

On est soulagés, mais en même temps, l’angoisse n’est pas terminée. On sait qu’on se bat contre de grosses machines, de gros lobbies, exprime Martin Dionne, résident d'Anse-Bleue. Fait que, on va redoubler d’ardeur. Bathurst n’est plus dans le projet. Naveco a sûrement un plan B déjà sur la table. On va continuer à se battre, parce que c’est notre village.

La Ville de Bathurst était l’un des partenaires dans ce projet de construction éolien avec l’entreprise Naveco Power et Énergie NB.

Et d'ailleurs, tout porte à croire que les résidents ont raison de rester aux aguets. Le maire de Bathurst abonde dans le même sens que le président-directeur général de Navevo, Amit Virmani, et continue de croire que le projet a toutes les chances de survivre.

Il y a encore deux autres partenaires potentiels qui pourraient poursuivre le projet.

Paolo Fongémie

Naveco a toujours un projet [et va] se trouver un autre partenaire. Alors si j’avais un 2 $ à gager, s’il va y avoir des éoliennes à Anse-Bleue, la réponse c’est oui. Ce sera pas simplement avec la Ville de Bathurst, affirme M. Fongémie.

Le président-directeur général de Naveco a fait preuve d'optimisme malgré sa déception, lundi soir par voie de communiqué.

Naveco est la seule entreprise du Nouveau-Brunswick à développer des projets à grande échelle pour faire de notre province un meilleur endroit pour y vivre. L'abandon de Bathurst donne l'occasion à d'autres partenaires locaux et membres de la communauté d'investir localement dans le projet, indique M. Virmani.

Des processus à perfectionner, selon plusieurs

Selon un résident d'Anse-Bleue, le gouvernement n'a pas rempli son devoir dans le dossier.

Il manque clairement de leadership au gouvernement. Il n’y a personne qui veut répondre à nos questions. [Énergie NB], le ministère des Ressources naturelles, le ministre Jeff Carr, qui est censé être notre maire, qui a l’air de s’en balancer, de ce que l’on pense. Il manque de leadership au gouvernement puis il regarde le show. Ça ne fait aucun sens, s'indigne Martin Dionne.

Le maire de Bathurst, Paolo Fongémie, affirme pour sa part avoir constaté que certains ministères fonctionnaient en vase clos.

Il y a des leçons apprises au niveau du gouvernement. Dès le début, lorsque Énergie NB a soumis son projet pour des appels d’offres, le ministère de la Gouvernance locale et de l’Environnement n’était pas au courant du tout du processus. Et ça a été tout un tour de cirque pour arriver à trouver la structure légale, déplore M. Fongémie.

La Ville de Bathurst a annoncé lundi soir qu'elle se retirait du projet d'éoliennes, après avoir officialisé la décision lors d'une réunion municipale. Selon la Ville, Naveco était déjà au courant depuis une semaine.

C’est un partenaire qu’on respecte beaucoup et, par courtoisie, on les a déjà informés la semaine passée, explique le maire. Fallait l’officialiser sous la forme d’une résolution.

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