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Le Conseil scolaire public de Calgary sauve 317 postes d’enseignants

L'enseigne du conseil scolaire public de Calgary.

Le Conseil scolaire public de Calgary avait annoncé en novembre qu'il devait mettre fin aux contrats de nombreux enseignants.

Photo : CBC

Radio-Canada

Le Conseil scolaire public de Calgary (CBE) gardera finalement les 317 enseignants temporaires qu’il croyait devoir mettre à pied en janvier. Il a obtenu une permission spéciale du ministère de l’Éducation pour les payer à même un fonds habituellement réservé à la maintenance de ses infrastructures.

Les enseignants qui croyaient perdre leur emploi après les Fêtes pourront rester en poste au moins jusqu’à la fin de l’année scolaire.

Le CBE a été autorisé à puiser 15 millions de dollars dans le fonds qu’il réserve normalement à l’entretien de ses infrastructures pour payer leur salaire, selon une mise à jour budgétaire présentée à ses membres le 3 décembre.

« Soulagés »

« Ce sont de merveilleuses nouvelles. Par-dessus tout, nous sommes soulagés d’apprendre que ces enseignants pourront garder leur emploi et que leurs cours se poursuivront sans interruption », se réjouit Bob Cocking, le président de la section 38 de l’Association des enseignants de l’Alberta (ATA).

Le CBE avait annoncé en novembre qu’il serait obligé de mettre fin aux contrats de plusieurs enseignants en milieu d’année pour combler un déficit de 32 millions de dollars, à la suite des compressions annoncées dans le budget provincial.

La ministre de l’Éducation avait rétorqué que ce n’était pas la faute de la province, mais plutôt d’une « mauvaise gestion chronique » au sein du CBE. Elle a également ordonné une vérification des comptes du Conseil et une révision de sa gouvernance.

Au début du mois de décembre, elle a cependant invité les conseils scolaires à demander une permission spéciale, cette année seulement, afin d’utiliser leur fonds de maintenance et renouvellement des infrastructures (IMR) pour payer leurs salariés.

Ce fonds est habituellement utilisé pour remplacer des infrastructures défectueuses, adapter les installations pour les élèves ayant des besoins particuliers ou améliorer le rendement énergétique des immeubles, par exemple.

Dépenses administratives

La ministre de l'Éducation n'a pas donné de détails sur l'échéancier prévu pour la vérification des comptes du CBE.

Un examen des finances du CBE a été mené l'an dernier, sous l'administration néo-démocrate. Les examinateurs avaient découvert qu'une portion de 9,1 millions de dollars de ce que le CBE considérait comme des dépenses liées à l'instruction aurait plutôt dû être déclarée comme dépenses administratives.

Malgré cela, l'examen a conclu que le CBE utilisait moins de 3,6 % de son budget pour des dépenses administratives, conformément aux règles du ministère de l'Éducation. Les examinateurs n'ont pas fait de recommandations pour améliorer ses pratiques fiscales.

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