•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Aide aux victimes de violence sexuelle : n'oublions pas le Nord, dit le Calacs-Abitibi

Une femme dont le visage est caché par ses mains en premier plan, paume droite sur poing gauche.

Le Calacs-Abitibi voit d'un bon œil ce projet pilote annoncé par Québec. (Archives)

Photo : iStock

Emily Blais

L'accompagnement juridique gratuit pour les victimes de violences sexuelles annoncé par Québec répondra à un besoin, selon la coordonnatrice administrative au Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel Abitibi (Calacs-Abitibi). On souhaite toutefois que Québec s'assure de ne pas oublier les femmes des communautés du Nord-du-Québec.

La subvention de plus de 2,6 millions de dollars est octroyée à la Clinique juridique Juripop. Il y a longtemps que les centres d'aide réclament que les victimes soient mieux accompagnées dans les connaissances de droits dans le processus judiciaire. Je pense que ça va permettre à certaines femmes qui ont accès à la justice d'être mieux outillées, mieux formées, indique Josée Belisle.

Elle rappelle que les victimes ne communiquent pas toutes avec les intervenants des Calacs et des Centres d'aide aux victimes d'actes criminels (CAVAC). Nous, au Calacs, on fait la défense de droit, mais on n'a pas nécessairement la formation qu'un avocat peut avoir, dit-elle.

Josée Belisle se dit enchantée qu'un comité d'experts non partisan se penche sur la question des agressions à caractère sexuel. C'est important de leur expliquer comment ça fonctionne, que ce n'est pas nécessairement un contre l'autre, que c'est l'État qui poursuit une personne et qu'en fait, la parole d'une victime, c'est une preuve en soi et une preuve crédible. Souvent, [les victimes] vont dire : "Moi, je ne porte pas plainte, ça fait trop longtemps, c'est ma parole contre la sienne", affirme-t-elle.

Des victimes aussi dans le Nord-du-Québec

La coordonnatrice administrative au Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel Abitibi souhaite que les femmes dans le Nord-du-Québec ne soient pas oubliées.

On sait que le taux de victimisation sexuelle dans le Nord-du-Québec au Nunavik est énorme et que ce sont particulièrement des victimes qui ont besoin d'un service adapté à leur culture, à leur réalité, aux formes de victimisation qu'elles subissent, indique-t-elle.

Josée Belisle espère aussi qu'une collaboration sera développée avec les groupes de femmes.

Le projet pilote se déroulera du 1er janvier au 31 mars 2020.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Abitibi–Témiscamingue

Politique provinciale