•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le prix des pommes de terre pourrait augmenter en Ontario

Des sacs de pommes de terre empilés les uns sur les autres.

La ferme Don Poulin d’Azilda, dans le Grand Sudbury, a enregistré une baisse de sa production cette année comparativement à l’année dernière.

Photo : Radio-Canada

Bienvenu Senga

La mauvaise récolte de pommes de terre, cette année, dans l’Ouest canadien et américain pourrait profiter aux producteurs ontariens, selon l’organisme qui les représente. La situation pourrait toutefois engendrer une hausse de prix de la denrée alimentaire.

Daniel Poulin, gestionnaire de la ferme Donald Poulin du Grand Sudbury, a récolté cette année un peu plus de cinq millions de kilogrammes de pommes de terre, soit un million de moins que sa récolte moyenne annuelle.

Il attribue la perte à la météo qui n’a pas toujours offert les conditions optimales pour la plantation et la croissance du féculent.

Daniel Poulin accorde une entrevue.

La ferme Don Poulin, dont Daniel Poulin est le gestionnaire, est le fournisseur de pommes de terre de nombreux restaurants et d’épiceries du Grand Sudbury.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Les températures étaient froides, donc on a planté plus tard que d’habitude, et ensuite, il y a eu une sécheresse pendant l’été, explique l’agriculteur.

Tout était en retard cette année, l’automne était pas mal pluvieux, mais nous sommes parvenus à finir toute notre récolte à temps.

Daniel Poulin, producteur de pommes de terre

Même si la qualité excellente de sa récolte le console, il prévoit devoir faire des changements importants dans sa manière de l’écouler auprès de ses clients, dont des restaurants et des épiceries.

Ce qui va être difficile, ça va être de gérer mes ventes. De temps en temps, on envoie certaines [pommes de terre] vers Toronto, on va finir ce marché-là bientôt et juste se concentrer sur notre marché local, fait savoir M. Poulin.

Il croit d’ailleurs que cette situation pourrait engendrer une hausse du prix des pommes de terre plus tard dans la saison.

Le constat est le même pour Émile Mainville.

Malgré les intempéries, le producteur a récolté pas mal la même chose [que d’habitude].

Émile Mainville en entrevue avec Radio-Canada.

Émile Mainville est le propriétaire de la ferme Beaulieu, dans le Grand Sudbury, qui produit des fraises et des pommes de terre.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Il se dit conscient des difficultés qu’ont notamment éprouvées ses collègues de l’Ouest canadien et croit que le prix [des pommes de terre de l’Ontario] sera [par conséquent] un peu meilleur que d’habitude.

Quel impact pour les consommateurs?

Le directeur général de l'Ontario Potato Board, l’organisme qui défend les intérêts des producteurs de pommes de terre de la province, confirme que, de manière générale, les agriculteurs ontariens s’en sont bien sortis.

La récolte est certainement en dessous de la moyenne si on compare aux années précédentes, mais la quantité est convenable, affirme Kevin Brubacher.

Selon M. Brubacher, les producteurs ontariens de pommes de terre n’arrivent à répondre qu'à 60 % de la demande provinciale, ce qui les soumet à de la pression des producteurs de l’extérieur de l’Ontario.

Des pommes de terre entreposées dans un hangar.

La ferme Beaulieu, qui produit 800 000 kilogrammes de pommes de terre par année, a peu subi les conséquences des intempéries.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Il estime ainsi que les conditions du marché des pommes de terre seront, cette fois-ci, bénéfiques pour les producteurs ontariens.

S’il y a une pénurie de pommes de terre à travers le pays et même aux États-Unis, tous les marchés en chercheront et celles qui seront vendues le seront à un prix élevé, explique-t-il.

Nos produits resteront au même niveau et nous pourrions même envisager une augmentation et recevoir plus d’argent pour nos produits.

Kevin Brubacher, directeur général de l’Ontario Potato Board

Il ne croit toutefois pas que les consommateurs devraient s’en inquiéter.

L’augmentation [de prix] ne sera pas grande, les pommes de terre sont toujours essentielles dans le régime alimentaire de plusieurs personnes et leurs prix demeurent relativement raisonnables.

Les marges de profit des détaillants sont tellement élevées qu’au niveau des consommateurs, ils ne verront presque pas de grand changement, conclut-il.

L'Ontario Potato Board compte environ 120 membres provenant des quatre coins de la province.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Nord de l'Ontario

Consommation