•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Diplomation : les jeunes Gaspésiens et Madelinots font bonne figure

Un élève soulève son diplome lors de sa graduation.

Le dernier rapport du ministère de l'Éducation dévoile que c'est en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine où le taux de diplomation en sept ans est le plus élevé au Québec en 2017-2018.

Photo : Shutterstock / Izzet Ugutmen

Isabelle Larose

La Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine est la région administrative où le taux de diplomation en sept ans est le plus élevé au Québec selon les plus récentes données.

En 2017-2018, près de 83 % des jeunes Gaspésiens et Madelinots ayant commencé leur secondaire en 2011 avaient obtenu un diplôme ou une qualification, une hausse marquée par rapport à la cohorte 2010.

Tableau

Les derniers chiffres dévoilés par le ministère de l'Éducation dévoilent que la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine a le meilleur taux de diplomation en sept ans au Québec.

Photo : Radio-Canada/Datawrapper

En comparaison, le taux de diplomation en sept ans s’élevait à 74,6 % sur la Côte-Nord et à 81 % au Bas-Saint-Laurent pour 2017-2018.

Des pratiques collaboratives

À la Commission scolaire des Îles, le taux de diplomation s’élève à 87 %, un sommet historique selon la directrice générale, Brigitte Aucoin, qui souligne tout de même que les petites cohortes de finissants madelinots contribuent à rendre les statistiques volatiles.

Mme Aucoin attribue tout de même ces succès à des efforts mis en place depuis quelques années, notamment en matière de pratiques pédagogiques collaboratives.

On encourage l’approche collaborative depuis quelques années, explique Mme Aucoin. En plus de briser l’isolement, les enseignants se réunissent pour discuter de leurs défis et partager des pratiques. Ils se collent davantage à la recherche en pédagogie.

Une enseignante lit une histoire à de petits élèves.

Le partage des meilleures pratiques entre les enseignants, les ressources spécialisées et les membres de la direction rejaillit sur l'apprentissage des élèves.

Photo : Getty Images/iStock/monkeybusinessimages

Ces communautés d’apprentissage professionnelles (CAP) sont aussi en place dans les commissions scolaires René-Lévesque et Chic-Chocs depuis quelques années.

On est en train d’entamer un virage, estime la directrice des services éducatifs aux jeunes à la Commission scolaire des Chic-Chocs, Nathalie Cotton. C’est un changement de culture vers une approche de collaboration.

On a une longueur d’avance, soutient de son côté le directeur le de la Commission scolaire René-Lévesque, Louis Bujold, parce que dans la presque totalité de nos écoles on a des CAP.

Travailler en concertation avec le milieu

Le directeur de la commission scolaire René-Lévesque souligne que la concertation du milieu a permis d’améliorer la littératie des jeunes avant leur entrée à l’école, ce qui contribue grandement à favoriser la diplomation.

Nos écoles, explique Louis Bujold, sont souvent situées dans des milieux défavorisés. Un des éléments qui faisaient en sorte que nos élèves arrivaient avec des facteurs de risque élevés au primaire était qu’ils n’avaient pas été mis en contact avec la lecture en bas âge.

Travailler à de bonnes méthodes en matière de littératie, poursuit-il, avec les centres de la petite enfance et les intervenants du domaine de la santé et des services sociaux, ça a fait en sorte qu’on a réussi dans les dernières années à diminuer le pourcentage de nos élèves à risque dès leur entrée au primaire.

On a beaucoup travaillé dans la prévention et ça a porté fruit.

Louis Bujold, directeur général de la Commission scolaire René-Lévesque
Une enfant lit un livre dans une garderie.

L'éveil à la lecture en bas âge est un facteur qui contribue à la réussite scolaire.

Photo : Radio-Canada / Émilie Parent-Bouchard

Aux Îles-de-la-Madeleine, Brigitte Aucoin souligne aussi l’importance des parents et des organismes communautaires comme la Fondation Madeli-Aide dans la poursuite des études des enfants.

Des taux de diplomation en forte hausse chez les garçons

L’écart entre le taux des diplomations des garçons et des filles s’est considérablement réduit au cours des dernières années.

Les garçons, dans les 10 dernières années, se sont beaucoup améliorés, rapporte Brigitte Aucoin.

Seulement 54,4 % des garçons avaient obtenu un diplôme sept ans après le début de leurs études secondaires en 2010 à la commission scolaire René-Lévesque. Ce chiffre a bondi à 78,5 % en 2018.

À la commission scolaire des Chic-Chocs, le taux de diplomation en sept ans a augmenté de 64,7 % à 77,3 % entre la cohorte 2011 et 2012.

Les garçons étaient au cœur de nos préoccupations, explique la directrice des services éducatifs aux jeunes à la commission scolaire des Chic-Chocs, Nathalie Cotton.

Ce qu’on voulait, affirme Mme Cotton, c’est qu’ils réussissent au même titre que les filles. Ils ont bénéficié d’une attention particulière. On a tenté, dans les formations des enseignants, d’aller de façon plus pointue pour savoir comment les rejoindre et garder leur intérêt.

Un groupe d'étudiants lors de leur cérémonie de remise des diplômes.

Le taux de diplomation en sept ans était de 79,5% chez les garçons et de 85,8% chez les filles en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine en 2017-2018.

Photo : The Associated Press / Mark Felix

Les commissions scolaires de la région affirment également avoir travaillé à mieux soutenir les élèves lors des transitions entre différents niveaux.

On fait un suivi très serré, explique Louis Bujold, pour que nos professionnels qui aident les élèves en difficulté soient les mêmes au niveau du primaire et du secondaire pour que la transition puisse se faire plus facilement.

M. Bujold souligne que des efforts restent à faire pour améliorer le taux de diplomation en cinq ans, soit la durée normale des études secondaires. Celui-ci est de 70,4 % en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine en 2017-2018 comparativement à 72,7 % à l'échelle québécoise.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Éducation