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Le Bloc veut que les malades aient plus de prestations de l'assurance-emploi

Yves-François Blanchet parle devant un micro.

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, réclame l'augmentation des semaines de prestations de maladie accordées par l'assurance-emploi.

Photo : Radio-Canada

Isabelle Maltais

Le chef du Bloc québécois milite pour voir augmenter de 15 à 50 le nombre de semaines durant lesquelles il est possible de recevoir des prestations de maladie de l’assurance-emploi.

En point de presse mardi, Yves-François Blanchet a appelé le gouvernement libéral à déposer rapidement un projet de loi en ce sens et a dit espérer que les élus de la Chambre des communes pourraient s’entendre pour l’adopter.

M. Blanchet était accompagné à Ottawa par Émilie Sansfaçon, une femme de 30 ans qui a été frappée par deux épisodes de cancer en un an. Mme Sansfaçon souhaitait rencontrer le premier ministre Justin Trudeau pour discuter du versement des prestations de maladie.

Mme Sansfaçon avait quitté, en octobre de l’an dernier, son emploi d’adjointe administrative pour recevoir des traitements de chimiothérapie. Cependant, elle avait dû, pour des raisons financières, retourner au travail moins d’une semaine après la fin de ses traitements.

En raison d’une récidive de son cancer, qui s’est propagé de son intestin aux poumons, elle a arrêté le travail une seconde fois et n’est encore admissible qu’à 15 semaines de prestations de chômage pour maladie, malgré un traitement d'un minimum de 6 mois.

De 15 à 26 semaines

Yves-François Blanchet dit ne pas comprendre comment il est possible, après le dépôt de sept projets de loi visant à faire passer ces prestations de 15 à 50 semaines, que les partis politiques fédéraux n’aient pas encore pu s’entendre sur le sujet.

Je m’étonne beaucoup que ça ait été amené sept fois et qu’aucune des sept fois le Parlement n’a pu en venir à un consensus suffisant pour faire adopter une mesure de compassion, d’équité, de justice […] On n’est pas dans la politique, on est dans le bon jugement et la saine gouvernance au bénéfice des citoyens, soutient-il.

M. Blanchet n’appuie pas non plus le projet des libéraux, qui ont proposé en campagne électorale de faire passer de 15 à seulement 26 semaines le nombre de semaines de prestations de maladie.

J’aimerais bien sûr interpeller le premier ministre à ce sujet-là, parce que lui-même avait dit dans le passé qu’il était favorable à la mesure des 50 semaines, dit-il.

Le chef du Bloc dit ne pas s’expliquer l’iniquité de cette mesure.

Je ne vois pas pourquoi le travailleur d’une usine qui a payé des prestations d’assurance-emploi a droit à 50 semaines de prestation, et que quelqu’un qui doit abandonner son emploi pour une raison de maladie majeure et qui a payé les mêmes prestations d’assurance-emploi n’aurait droit qu’à 26 semaines, a-t-il fait valoir.

En 2016, le gouvernement libéral s’était engagé à réviser la durée des prestations de maladie de l’assurance-emploi.

Cette année-là, il avait d'ailleurs haussé les semaines d’assurance-emploi accordées aux proches aidants d’enfants, à 35 semaines, et celles accordées aux proches prenant soin de personnes en fin de vie, à 26 semaines.

Mais rien n’a changé concernant les prestations des personnes combattant une maladie, qui sont de 15 semaines depuis 1971.

Selon Marie-Hélène Dubé, qui est l’instigatrice de la campagne « 15 semaines ce n’est pas assez », lancée en 2009, et qui réclame plus de semaines de prestations pour les malades, le Canada est le seul pays du G7, avec les États-Unis, à donner moins d’un an de prestations de maladie.

Les autres donnent entre 1 an et 3 ans, dit-elle. Le Canada est aussi celui qui offre les prestations les moins abondantes. Celles-ci équivalent à 55 % de la rémunération d’un travailleur, jusqu’à un maximum de 562 $ par semaine.

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