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Instructeurs de pilotage recherchés

L'aéroport de Saint-Honoré accueille des petits avions.

Photo : Radio-Canada / Lynda Paradis

Denis Lapierre

La CSN lance un cri d'alarme : le syndicat affirme que la pénurie d'instructeurs en pilotage menace les activités du Centre québécois de formation en aéronautique (CQFA) de Saint-Honoré. Comme remède, la CSN propose d'améliorer la rémunération des instructeurs, une demande appuyée par la direction du CQFA

Chaque année, 120 aspirants pilotes fréquentent le centre. La formation de trois ans leur permet de décrocher un diplôme d’études collégiales qui leur donne accès à un emploi quasi assuré vu les besoins énormes et en forte croissance dans ce domaine.

On s'arrache les pilotes et aussi les instructeurs qualifiés à qui certaines entreprises sont prêtes à offrir un pont d'or.

Un de nos instructeurs a été approché par British Airways qui a une école qui forme des pilotes. Oui, c'est à l'international, oui, la personne devait quitter la région, mais le salaire offert c'était 299 000 $ canadiens pour aller donner de la formation là-bas, relate le président du syndicat des professeurs et répartiteur au CQFA, Michel Lemieux.

Toutes les offres ne sont pas aussi élevées, mais un instructeur au plus haut niveau de qualification peut espérer gagner nettement plus pour le même travail au privé ou pour retourner derrière le manche d'un avion de ligne. Le résultat, c’est une pénurie d'instructeurs qui rend le recrutement de plus en plus difficile pour le CQFA.

On est rendu à engager des retraités, indique Michel Lemieux. Je pense que ça démontre bien qu'il n'y en a plus des gens intéressés à venir donner cette formation-là pour les salaires. En 24 mois, ils vont atteindre dans le marché, avec peu d'expérience, le salaire maximal qui est offert au CQFA. Ça fait que des instructeurs, il n’y en a plus.

C'est pourquoi le syndicat demande que le gouvernement profite de la négociation salariale qui s'ouvre en janvier dans le secteur collégial pour augmenter la rémunération des pilotes-instructeurs de la seule école publique de pilotage au Québec. Une revendication appuyée sans réserve par le directeur du CQFA, Steeve Noreau, qui admet que la pénurie est en train de devenir un frein au développement de cette école.

J'ai neuf instructeurs qui vont partir à la retraite dans les cinq prochaines années, plus 15 à 20 nouveaux, ça fait que c'est 30 instructeurs que je vais devoir trouver d'ici cinq ans. C'est une menace un peu pour nous si on veut emmener le CQFA plus loin, soutient Steeve Noreau.

Côté syndical, on souhaite convaincre les élus de soutenir l'école de pilotage auprès du gouvernement. Des rencontres sont prévues d'ici la fin de l'année et début 2020 à cet effet.

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