•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

PHOTOREPORTAGE | Moisson Outaouais : les besoins augmentent, mais les dons stagnent

Trois bénévoles posent du ruban adhésif sur les fonds des boîtes en carton.

Des bénévoles montent des boîtes servant à la distribution des denrées.

Photo : Radio-Canada / Emmanuelle de Mer

Emmanuelle de Mer

Dans les locaux de Moisson Outaouais, une dizaine de bénévoles s’activent en ce lundi matin pour remplir les boîtes de carton de denrées. Pour plusieurs, l’activité fait partie d’une tradition, celle d’aider des personnes moins nanties à l’approche des Fêtes. Incursion dans les coulisses des préparatifs.

Des pains sont superposés sur des palettes, à côté d'autres denrées posées sur de hautes étagères en métal.

Les denrées alimentaires sont entreposées chez Moisson Outaouais.

Photo : Radio-Canada / Emmanuelle de Mer

À ce temps-ci de l’année, l’entrepôt est plein à craquer. Les denrées s’empilent jusqu’au plafond. Mais les dons reçus doivent pouvoir s’étirer jusqu’à la fin janvier pour répondre à la demande.


Deux bénévoles placent les boîtes montées sur une table.

Les bénévoles doivent monter des centaines de boîtes de carton avant de les remplir.

Photo : Radio-Canada / Emmanuelle de Mer

La première étape consiste… à monter les boîtes. Armés de ruban adhésif, les bénévoles les assemblent par dizaines. Les boîtes sont empilées jusqu’au plafond, prêtes à l’usage.

Les boîtes sont empilées jusqu'au plafond.

Des dizaines de boîtes de carton s'empilent dans les locaux de Moisson Outaouais.

Photo : Radio-Canada / Emmanuelle de Mer


Montage photo de boîtes d'oeufs, de soupe aux tomates, de craquelins et de biscuits.

Des caisses de denrées alimentaires vont servir à remplir les boîtes de Moissons Outaouais.

Photo : Radio-Canada / Emmanuelle de Mer

Jambon, douzaine d’oeufs, lait, tourtière, pâtes alimentaires, céréales… La quantité de denrées est remise en fonction des besoins. Moisson Outaouais rejoint des personnes dont la situation socio-économique est difficile. Il y a bien sûr des familles, mais aussi des gens qui travaillent au salaire minimum, des aînés et des personnes recevant du chômage ou de l’aide sociale.


Une bénévole déplace une boîte vide vers le comptoir.

En une journée, les bénévoles doivent remplir environ 1000 boîtes de denrées.

Photo : Radio-Canada / Emmanuelle de Mer

Des collègues de travail se sont donné rendez-vous à Moisson Outaouais. Si elles sont habituées à travailler ensemble, c’est un autre défi de remplir les boîtes de façon efficace, en minimisant les déplacements et en prenant le moins de temps possible. Elles ont rapidement fait connaissance avec les autres bénévoles et appris à travailler ensemble.


Deux bénévoles se coordonnent pour mettre les denrées dans chaque boîte.

L'organisation est la clé pour remplir les boîtes de denrées de façon efficace.

Photo : Radio-Canada / Emmanuelle de Mer

Les besoins dans la région demeurent grands. On estime qu’un ménage sur quatre à faible revenu est touché par l’insécurité alimentaire. Moisson Outaouais confectionne 1000 paniers de Noël. À cela s’ajoutent les 1200 paniers supplémentaires que préparent les 42 organismes partenaires de la région. Ce sont eux qui remettront les denrées.


La bénévole lève l'index en regardant vers sa droite.

Une bénévole signale qu'il manque un item dans sa boîte.

Photo : Radio-Canada / Emmanuelle de Mer

Selon les estimations, le prix du panier d’épicerie devrait augmenter en 2020 au-dessus du taux d’inflation. Le directeur de Moisson Outaouais s’en inquiète. On voit déjà l’impact, soutient Armand Kayolo. Il nous faudra des politiques pour régir le pouvoir d’achat des gens qui n’ont pas assez à manger. C’est un problème très sérieux en ce moment.


Les bénévoles se tiennent de part et d'autre de la table où sont installées les boîtes.

Les bénévoles doivent se coordonner pour remplir les boîtes de façon efficace.

Photo : Radio-Canada / Emmanuelle de Mer

Selon le Rapport sur les prix alimentaires canadiens, une famille dépensera en moyenne 487 $ de plus qu’en 2019. Le besoin en aide alimentaire est encore très criant dans la région, parce que la courbe des achats ne suit pas le revenu, confirme M. Kayolo.


Une bénévole ajoute du lait et du jambon dans la boîte de dons.

Les bénévoles ont de nombreux items à mettre dans les boîtes.

Photo : Radio-Canada / Emmanuelle de Mer

La grande guignolée des médias permet à Moisson Outaouais d’obtenir des fonds pour bonifier la quantité de denrées qu’il redistribue. Un défi reste, celui d’obtenir suffisamment de dons monétaires pour maintenir les activités à l’année. Les besoins augmentent, mais les dons suivent une courbe stable, rapporte M. Kayolo. On essaie de travailler là-dessus avec les partenaires. On finira par trouver des solutions adéquates.


Une bénévole compte le nombre d'éléments dans la boîte.

Il doit y avoir le même nombre de denrées dans chaque boîte de dons.

Photo : Radio-Canada / Emmanuelle de Mer

15. C’est le chiffre magique. Chacun des 15 items doit se retrouver dans les boîtes. Les allées et venues étant rapides – et plusieurs mains travaillant à la chaîne – le mieux est encore de tout compter.

Une boîte ouverte permet de voir toutes les denrées.

Chaque boîte de dons de Moisson Outaouais comprend 15 éléments, donc des oeufs, du lait, du jambon et des céréales.

Photo : Radio-Canada / Emmanuelle de Mer


Deux bénévoles empilent les boîtes au bout de la table.

Les boîtes remplies sont empilées sur des palettes puis déplacées vers l'entrepôt.

Photo : Radio-Canada / Emmanuelle de Mer

Cette année, Moisson Outaouais a décidé de ne pas installer de tirelires dans les autobus de la Société de transport de l’Outaouais (STO). On voulait voir comment, en collaboration avec la STO, on voulait faire la guignolée, parce que les gens se promènent de moins en moins avec de la monnaie, explique M. Kayolo. On est en train de réviser ça. Les gens donnent, mais différemment.


Deux bénévoles transportent les boîtes vers une minifourgonnette.

Il ne reste plus qu'à amener les boîtes de denrées pour les distribuer aux familles qui en ont besoin.

Photo : Radio-Canada / Emmanuelle de Mer

Les boîtes sont prêtes à être livrées. Moisson Outaouais ne distribuent pas les denrées directement. Les bénéficiaires doivent plutôt contacter un organisme d’aide alimentaire près de leur lieu de résidence pour recevoir les services.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Ottawa-Gatineau

Engagement communautaire