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Rapport du colloque Bien vieillir à Rimouski-Neigette : les aînés ont leur mot à dire

Une personne et une aînée se tiennent par les mains.

On peut lire dans le rapport l'importance de la reconnaissance du droit des personnes aînées à vieillir dans la dignité.

Photo : iStock

Shanelle Guérin

Quatre-vingt-huit aînés de Rimouski-Neigette ont revendiqué plusieurs mesures ciblant notamment la santé, l'habitation et les enjeux de pauvreté dans le cadre du colloque Bien vieillir dans Rimouski-Neigette en octobre dernier.

Le résumé des interventions et des grandes idées qui ressortent du colloque ont été soumis dans un rapport d’une quarantaine de pages présenté par le député Harold LeBel lundi matin. Le député était accompagné de la directrice générale du Carrefour 50 + du Québec, Denise Gagnon.

Les revendications qui découlent du colloque sont présentées à la Ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, dans l'optique d'améliorer les conditions de vie des personnes aînées de Rimouski-Neigette.

Le député de Rimouski Harold LeBel en compagnie de la directrice générale du Carrefour 50 + du Québec, Denise Gagnon.

Le député de Rimouski Harold LeBel estime que les solutions proposées dans le rapport peuvent être appliquées partout au Bas-Saint-Laurent et ailleurs au Québec.

Photo : Radio-Canada / Shanelle Guérin

L’objectif du colloque était d’abord de prendre conscience de l’impact du vieillissement de la population sur la société.

Il était question, par ailleurs, de mieux formuler les stratégies de développement et d'aménagement autour de la réalité des aînés.

Dans le document, on peut lire qu'une personne sur quatre a plus de 65 ans au Bas-Saint-Laurent. Avec la Gaspésie, le Bas-Saint-Laurent est la région la plus âgée de la province.

Vieillissement de la population : enjeux et défis

La santé, l’habitation, l’isolement, le transport, le travail et la pauvreté, notamment, ont été des sujets de discussion dans ce colloque. Les aînés étaient appelés à prendre la parole pour étayer les différentes difficultés auxquelles ils sont confrontés quotidiennement. L'idée c'était que ce soit pas juste des intervenants qui viennent jaser entre eux autres. Mais qu'il y ait des aînés, des aînés qui vivent des situations quotidiennement, qui viennent discuter et dire ce qu'ils vivent. Et c'est ce qu'on a réussi à faire. Et les conclusions, maintenant, il faut les réaliser, note le député de Rimouski.

À la fin de ces ateliers, des revendications ont été compilées pour être présentées au gouvernement. Parmi elles, des mesures autant précises que plutôt larges. Par exemple : augmenter le temps alloué aux intersections pour traverser les rues ou encore réévaluer le transport collectif dans la Ville de Rimouski pour faciliter les déplacements des personnes âgées sont des mesures mises de l’avant.

Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, le rapport propose d’augmenter le crédit d’impôt pour soutenir le retour au travail des personnes âgées. Selon le recensement de 2016 effectué par Statistique Canada, 26 % des aînés vivent sous le seuil de faible revenu au Bas-Saint-Laurent.

Harold LeBel a d’ailleurs souligné en entrevue avec Radio-Canada l’urgence de reconnaître la place des aînés en société.

Il y a plein de choses que les aînés peuvent faire. Il y a quelque chose que je dis souvent, si les aînés faisaient la grève du bénévolat, on serait dans le gros trouble au Québec. Donc maintenant, il faut reconnaître ça. Il faut reconnaître que les aînés ce n’est pas un problème, c'est un actif. Il y a des opportunités et il faut les mettre dans le coup. Ils peuvent continuer à bâtir notre coin de pays.

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