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90 jours de prison pour des attouchements dans un camp de vacances

Les deux hommes se dirigent vers la salle d'audience

Michel Goulet en compagnie de son avocat, Me Jean Beaupré

Photo : Radio-Canada

Marie-Pier Mercier

Michel Goulet qui a commis des attouchements sur deux garçons dans les années 1980 passera 90 jours en prison de façon discontinue et sera en probation pour une période de deux ans.

L’homme de 55 ans qui était accusé de grossière indécence et d’atteinte à la pudeur a reçu sa sentence à la barre des témoins, le regard vers le sol. « Une peine de détention judiciaire s’impose dans le dossier », a décidé le juge Steve Magnan.

Il convient que l’accusé passera 45 fins de semaine derrière les barreaux et sera inscrit au registre des délinquants sexuels à perpétuité.

Le juge respecte donc la proposition commune des parties.

« Si mon client fait de la détention en continu, ça aura des conséquences désastreuses sur son emploi en informatique. Les jeunes poussent dans ce domaine », a affirmé son avocat, Jean Beaupré.

M. Goulet prendra le chemin de la prison le 21 décembre pour le début de sa sentence. Il est interdit de communiquer avec ses deux victimes et il ne peut fréquenter des endroits où se tiennent des enfants de moins de 16 ans.

Moniteur de camp de vacances dans les années 1980

Michel Goulet était moniteur dans un camp de vacances de la région de Portneuf au début des années 1980.

Âgé à l'époque de 18 ans, le résident de Québec a profité de séjour de camping pour faire des attouchements aux garçons âgés de 9 et 10 ans. Il aurait touché les parties génitales de l’un d’entre eux.

Lors des observations sur la peine, en mai dernier, l'avocat de Michel Goulet l'a présenté comme un individu sans antécédents judiciaires, repenti.

Or, Goulet a été condamné en l'an 2000 à 15 mois de détention pour avoir agressé quatre garçons.

Il a par la suite obtenu un pardon pour ces événements, ce qui explique pourquoi la poursuite n'a pu les signaler au juge qui devait déterminer la peine dans le nouveau dossier.

Ce n'est qu'après la médiatisation de l'affaire que des victimes ont communiqué l'information au bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

La Couronne qui demandait alors 12 mois de détention dans la communauté s’est ravisée, vu les antécédents.

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