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Pour Andrea Lindsay, le français est une « belle chanson »

Andrea Lindsay au studio 12

Andrea Lindsay au studio 12

Photo : Radio-Canada / Mathieu Lavoie

Radio-Canada

Passionnée de musique, c’est à l’âge de 18 ans, lors d’un séjour en France, que l’auteure-compositrice-interprète Andrea Lindsay commence son « aventure » avec la langue de Molière.

Quelques années seulement après avoir appris le français, elle remporte le prix Juno du meilleur album francophone pour Les sentinelles dorment en 2010.

Elle s’était fait connaître du grand public grâce à son succès Dans les yeux de Marie en 2006 et poursuit aujourd’hui sa carrière avec son conjoint, l’auteur-compositeur-interprète Luc de la Rochelière.

[Au début] je ne comprenais pas le français, mais il y avait une certaine musicalité qui me rejoignait. Plus je commençais à apprendre et à comprendre, plus j’aimais la poésie et la complexité de cette langue. J’ai décidé de ne jamais arrêter d'apprendre [le français]. C’est un plaisir, comme une aventure pour moi dans la vie, dit-elle.

Si la France lui a permis de prononcer ses premières phrases, son premier contact avec la langue française, la chanteuse originaire de Guelph en Ontario le doit à l'émission jeunesse Passe-partout, qu’elle suivait en compagnie de ses sœurs.

Dans les années 1980, à Guelph, on n’avait pas beaucoup de contact avec le français, se souvient-elle. Même si à l’époque elle ne comprenait rien de Passe-partout, chaque épisode de la série suscitait en elle des interrogations au sujet de cette langue étrangère.

On ne savait pas que ça s'appelait Passe-Partout parce qu’on ne parlait pas le français. On l’appelait ‘that show’, et on l’aimait. Et ma sœur Pamela disait que peut-être, si on le regardait tous les jours, on finirait par le comprendre.

Andréa Lindsay, auteure-compositrice-interprète

C’est lors d’un exposé sur la série Passe-partout dans le cadre du cours de littérature francophone pour enfant à l’université qu’elle finit par comprendre cette émission.

J’avais des larmes aux yeux parce que je comprenais ‘that show’. J’avoue que ça m’avait beaucoup émue. J’ai écrit à mes sœurs, j’avais alors 23 ans et je leur ai dit que je comprends ‘that show’ maintenant, mon Dieu!, s’exclame-t-elle.

Andrea Lindsay parle à la caméra.

Andrea Lindsay

Photo : Radio-Canada

Aujourd'hui, Andrea Lindsay voit le français comme une belle chanson et une autre façon pour elle de s’exprimer.

Quand je chante en français, je me sens comme si je suis sur une autre chaîne de radio, alors que si je chante en anglais c’est encore moi, mais chanter en français c’est comme une autre façon de m’exprimer. Je me sens encore dans mon univers d'Andrea Lindsay, conclut l’artiste.

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Francophonie