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Accès à des seringues stériles en prison : le juge reporte les audiences

Un groupe de personnes tenant une bannière et des pancartes.

Une trentaine de personnes se sont rassemblées lundi matin devant la Cour supérieure de l'Ontario à Toronto.

Photo : Radio-Canada / Myriam Eddahia

Radio-Canada

La contestation constitutionnelle du refus du gouvernement fédéral de fournir des seringues propres dans les pénitenciers a été reportée au 17 décembre. Le juge a pris cette décision lundi matin, avant le début des audiences, en raison de l'hospitalisation de l'avocate principale.

Le recours judiciaire porté devant la Cour supérieure de l'Ontario est intenté par un ancien détenu, Steven Simons, qui a été infecté par le virus de l'hépatite C lorsqu'il était incarcéré, et est soutenu par plusieurs organisations de défense des personnes atteintes du VIH/sida.

Avant le début des audiences, une trentaine de personnes s'étaient rassemblées devant le tribunal pour faire valoir le droit des détenus à avoir accès à des seringues stériles en prison.

Cette cause est très simple. Les gens consomment des drogues. Les gens consomment des drogues dans les prisons. Ce à quoi les gens n'ont généralement pas accès en prison, c'est à du matériel d'injection stérile et ça signifie que les gens partagent leur matériel d'injection, a expliqué Richard Elliott, le directeur général du Réseau juridique canadien VIH/sida.

Il estime que les détenus ont droit aux mêmes services de santé que les autres Canadiens. C'est un droit fondamental de base, a-t-il ajouté.

Richard Elliott, directeur général du Réseau juridique canadien VIH/sida.

Richard Elliott, directeur général du Réseau juridique canadien VIH/sida

Photo : Radio-Canada

Lorsque les gens sont condamnés à une peine de prison, ils sont condamnés à perdre leur liberté, mais ils ne sont pas condamnés à perdre la santé. C'est une violation des droits de la personne fondamentaux de refuser aux détenus les mêmes soins de santé que les autres.

Richard Elliott, directeur général du Réseau juridique canadien VIH/sida

Service correctionnel Canada a récemment lancé un programme qui offre aux détenus de certains établissements l'accès à du matériel stérile. Mais les dossiers judiciaires indiquent que le programme n'est disponible que dans une poignée des 43 prisons fédérales du pays à l'heure actuelle.

Selon le gouvernement fédéral, le fait de donner des seringues propres aux détenus rendrait aussi les pénitenciers plus dangereux, car celles-ci pourraient être utilisées comme des armes.

Selon Richard Elliott, ces risques ne sont pas prouvés, et il semble au contraire que de tels programmes rendent les prisons plus sécuritaires et fonctionnent.

Les audiences avaient déjà été reportées le mois dernier.

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