•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Arguments finaux à l’audience d'arbitrage des deux policiers de Bathurst

L'arbitre Joël Michaud.

L'arbitre Joël Michaud doit déterminer s'il y a eu un bris au code de conduite des deux policiers lors de leur intervention. Il a 15 jours pour prendre cette décision à partir de lundi.

Photo : Radio-Canada / Shane Magee

Radio-Canada

L'audience d'arbitrage sur le sort des deux policiers impliqués dans la mort de Michel Vienneau à la gare de Bathurst en janvier 2015 s'est terminée lundi, à Fredericton. Cette audience visait à déterminer si les agents Patrick Bulger et Mathieu Boudreau ont enfreint le code de conduite des policiers. Les avocats représentant d'une part le chef de police et de l'autre, les deux policiers, ont présenté leurs arguments finaux.

Le chef de la police de Bathurst voulait savoir si ses policiers avaient enfreint le code de conduite entre le moment où ils ont exigé que le couple arrête la voiture et les coups de feu mortels.

Le policier en civil est assis à côté de sa conjointe et de son collègue Patrick Bulger

Mathieu Boudreau, au centre, et Patrick Boudreau, à droite.

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Cette audience d'arbitrage a lieu à la suite d'une plainte à la commission de police de Fredericton.

Selon les conclusions de l'arbitre, les policiers peuvent recevoir un simple avertissement, peuvent être rétrogradés, congédiés ou réintégrés dans la Force policière.

Durant ces audiences qui ont commencé en octobre, 13 témoins ont été entendus et 17 pièces à conviction ont été déposées.

Les arguments respectifs

L'avocat Basile Chiasson a tenté de démontrer que les policiers ont abusé de leur arme et de leur pouvoir et qu'ils ont été trop prompts à réagir et à tirer.

En après-midi, les avocats qui représentent les policiers ont tenté de démontrer que les policiers ont bien fait leur travail dans les circonstances, que le policier Mathieu Boudreau craignait pour la vie de son confrère qui avait été heurté par la voiture du couple que l'on tentait d'arrêter. Il tentait aussi de démonter que s'il y avait des responsables de ce drame, il s'agissait plutôt des supérieurs des deux policiers et de toute l'équipe d'enquête.

Le 12 janvier 2015

Michel Vienneau, un homme d’affaires de Tracadie âgé de 51 ans, a été abattu à la gare de Bathurst peu après avoir quitté un train en provenance de Montréal le 12 janvier 2015.

La Force policière de Bathurst tentait d'arrêter l'homme et sa conjointe de fait, Annick Basque, lors d'une enquête sur le trafic de drogues. Les policiers soupçonnaient Michel Vienneau, à tort, d'être un trafiquant.

Affiche du frère de Michel Vienneau sur laquelle on peut lire : REWARD RÉCOMPENSE 10 000 $ DE RÉCOMPENSE

Le frère de Michel Vienneau offre une récompense de 10 000 $ à quiconque offrirait de l'information sur la personne qui a acheminé le tuyau à Échec au crime.

Photo : Radio-Canada / Facebook / Nicolas Vienneau

La famille de Michel Vienneau a annoncé récemment qu’elle offrait 10 000 $ de récompense à toute personne qui aurait de l'information pertinente sur l'appel anonyme à Échec au crime.

Cet appel est à l'origine de l'intervention policière à la gare de Bathurst et qui a conduit à la mort par balles de l’homme d’affaires.

L'arbitre Joël Michaud doit déterminer s'il y a eu un bris au code de conduite des deux policiers lors de leur intervention. Il a 15 jours pour prendre cette décision à partir de lundi.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Nouveau-Brunswick

Crimes et délits