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Grève chez Olymel : « les bonnes conditions, c'est pas juste pour les cochons! »

Des grévistes de l'usine Olymel de Princeville bloquaient l'accès à l'usine Olymel de Vallée-Jonction lundi matin

Des grévistes de l'usine Olymel de Princeville bloquaient l'accès à l'usine Olymel de Vallée-Jonction lundi matin

Photo : Radio-Canada / Nicolas Vigneault

Alain Rochefort

Environ 200 grévistes de l'usine Olymel de Princeville ont bloqué l'accès à l'usine Olymel de Vallée-Jonction lundi matin. Les syndiqués préviennent que d'autres coups d'éclat auront lieu si l'entreprise refuse de « négocier de bonne foi ».

Les syndiqués prétendent que l'usine beauceronne fonctionne à plein régime pour compenser l'arrêt de travail à l'usine d'Olymel à Princeville.

Nous ce qu'on demande à Olymel c'est de venir à la table des négociations et de négocier de bonne foi, a affirmé Steve Houle, président du Syndicat des employés d’Olymel Princeville–CSN.

Pour se faire entendre, les grévistes ont bloqué toute les accès de l'usine jusqu'à 13 h 30.

Que ce soit [bloquer] l’entrée des employés, des cochons. Nous voulons ralentir la production de l’usine [de Vallée-Jonction].

Steve Houle, président du Syndicat des employés d’Olymel Princeville–CSN

Le salaire au coeur du litige

Le président de la Fédération du commerce de la CSN, David Bergeron-Cyr, croit que les travailleurs d'Olymel, qui gagnent en moyenne 19 $ de l'heure, ont déjà fait des concessions dans le passé.

Les employés veulent maintenant bénéficier des profits de l'entreprise, qui jouit d'un taux de change favorable pour ses exportations, selon M. Bergeron-Cyr.

Il faut comprendre qu'il y a eu des coupures dans l'industrie. Olymel a coupé dans ses conditions de travail dans l'ensemble de ses usines. À Princeville, c'est voilà 15 ans, mais après, ils l'ont fait aussi à Vallée-Jonction.

Il faut qu'Olymel comprenne que les bonnes conditions, c'est pas juste pour les cochons

David Bergeron-Cyr, président de la Fédération du commerce de la CSN

La direction d'Olymel soulève que des séances de conciliation ont eu lieu et assure vouloir négocier de bonne foi.

On est à la disposition du conciliateur, affirme le directeur des communications Richard Vigneault

Une action surprise

Cette manifestation est la première d’une série d’actions surprises promises par les syndiqués qui sont maintenant en grève depuis sept semaines.

Les 350 employés de Princeville réclament des augmentations similaires à celles qu'Olymel a déjà consenties à ses mécaniciens. Ceux-ci ont obtenu une hausse de 5,25 $ de l’heure l’année dernière.

La CSN souligne par ailleurs que les négociations pour la prochaine convention collective à l'usine de Vallée-Jonction vont débuter l'an prochain.

La visite des employés de Princeville à Vallée-Jonction permet donc d’échanger dans un contexte de solidarité, selon M. Houle.

Nous avons échangé. Nous leur avons parlé du manque de respect d’Olymel envers ses salariés, ajoute M. Houle.

Olymel prévient pour sa partanalyser les mesures à notre disposition au cas où les choses devaient se prolonger.

Environ 1200 travailleurs sont syndiqués à l’usine de Vallée-Jonction et 350 à Princeville.

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Québec

Relations de travail