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Féminicide : un homme demande sa libération conditionnelle 10 ans plus tôt

Abdul Bari au moment de son arrestation.

Abdul Bari, condamné en 2004 pour le meurtre au premier degré de son ex-conjointe, était de retour devant les tribunaux la semaine dernière pour faire une demande de libération conditionnelle.

Photo :  CBC

Radio-Canada

Un homme du Nouveau-Brunswick, condamné en 2004 pour le meurtre au premier degré de son ex-conjointe, était de retour devant les tribunaux la semaine dernière pour faire une demande de libération conditionnelle 10 ans avant la date prévue. 

Abdul Bari, âgé de 52 ans, purge une peine d’emprisonnement à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans. Il est responsable du meurtre de Shaila Akther Bari. 

Âgée de seulement 26 ans à l’époque, la jeune femme était une étudiante en commerce à l'Université du Nouveau-Brunswick au moment du meurtre. 

Photo de Shaila Akther Bari souriante.

Agée de seulement 26 ans à l’époque, Shaila Akther Bari était une étudiante en commerce à l'Université du Nouveau-Brunswick au moment du meurtre.

Photo :  CBC

Les policiers ont retrouvé son corps à l’intérieur de son appartement le 22 juillet 2003 après qu’un de ses proches ait signalé sa disparition. Shaila Akther Bari était étendue sur son lit avec des oreillers recouvrant son visage. Plusieurs blessures étaient aussi visibles sur son corps.

La journée du meurtre, Abdul Bari a acheté un pied-de-biche dans un magasin local. Il a été reconnu coupable en septembre 2004 du crime, entre autres, grâce à cette preuve.

Une clause de dernière chance

Mercredi dernier, M. Bari est apparu par téléconférence à la Cour du Banc de la Reine de Saint-Jean au Nouveau-Brunswick. Il se trouvait toujours au pénitencier de Dorchester lors de son témoignage. 

Selon le Code criminel du Canada, toute personne reconnue coupable de meurtre au premier degré doit purger une peine minimum de 25 ans avant de faire une demande de libération conditionnelle. 

Mais Abdul Bari a fait une demande à la Cour du Banc de la Reine pour une révision judiciaire de sa peine en vertu d’un article désormais abrogé, la « clause de la dernière chance », qui permet à certains détenus de réclamer une libération conditionnelle après 15 années d’emprisonnement. 

La « clause de la dernière chance » est le nom populaire sous lequel est connu l'article 745.6 du Code criminel du Canada, article en vertu duquel les délinquants condamnés à une peine d'emprisonnement à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle pendant une période de plus de 15 ans peuvent demander une libération conditionnelle après avoir purgé 15 ans de leur peine en prison. La « clause de la dernière chance » a été abrogée lorsque le projet de loi S-6, la Loi renforçant la sévérité des peines d'emprisonnement pour les crimes les plus graves, est entré en vigueur le 2 décembre 2011. Par contre, la clause de la dernière chance s'applique encore à tous les délinquants qui purgent une peine d'emprisonnement à perpétuité pour meurtre ou haute trahison commis avant le 2 décembre 2011. Source : Service correctionnel Canada

L’article a été abrogé en 2011, mais il est toujours applicable pour les crimes commis avant cette date. 

Ce n’est pas quelque chose qui arrive très souvent.

Sarah White, avocate de la Couronne qui s’occupe du cas d’Abdul Bari

Selon Mme White, une seule autre demande dans le genre a été faite au Nouveau-Brunswick dans le passé. 

Une autre téléconférence entre les tribunaux et M. Bari est prévue le 7 janvier 2020 pour étudier sa demande de libération conditionnelle. 

Avec les renseignements de CBC

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