•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les occupants du campement près de la station Bayview pourraient quitter l'endroit

Des tentes disposées en cercle dans un petit boisé. Des détritus jonchent le sol.

Des tentes disposées en cercle dans un petit boisé (archives)

Photo : Radio-Canada / Geneviève Normand

Radio-Canada

Des militants de Prévention surdose Ottawa se sont rassemblés à Ottawa, lundi matin, pour s'opposer à la menace d'éviction par la Commission de la capitale nationale (CCN) des occupants du campement de fortune à proximité de la station Bayview. Bien que le mot d'ordre est de résister, les occupants pourraient accepter l'offre de déplacement vers le quartier Vanier.

La CCN les a sommés de quitter les lieux d’ici lundi et a évoqué la possibilité de faire appel aux policiers pour que soit respecté l'avis. Au moment d'écrire ces lignes, aucun policier ou agent de conservation de la CCN n'était allé sur place lundi.

Le rassemblement de soutien aux occupants a débuté vers 7 h. Parmi les militants, Marie Roy, infirmière au Centre de santé communautaire Somerset West, voit bon nombre de ces résidents chaque jour dans le centre. Elle déplore le fait que la CCN les contraigne à renoncer à leur communauté.

Des pancartes en soutien aux occupants du campement.

Des pancartes en soutien aux occupants du campement.

Photo : Radio-Canada / Boris Proulx

Je trouve ça terrible qu'on essaie d'effacer ces gens-là de la ville. On leur donne des promesses qui ne sont pas un plan à long terme. On essaie de les enlever de leur communauté. Pour certaines personnes, cela fait 20 ans qu'elles vivent dans cette communauté. On leur donne des solutions juste pour pouvoir les faire taire, a-t-elle critiqué.

La Ville d'Ottawa a offert des chambres de motel du côté de Vanier, une solution qui, selon les militants, couperaient les occupants de leur communauté et du centre communautaire Somerset.

Ces gens-là viennent chaque jour, on surveille leur santé. On a des douches. On leur offre de la nourriture. Donc vraiment [leur] offrir de les envoyer à Vanier, ça ne tient pas debout, a déploré Mme Roy.

On verse des millions de dollars contre la santé mentale, contre la dépendance, mais vraiment là, le problème, c'est le logement

Marie Roy, infirmière

Les conseillers des quartiers Somerset et Kitchissippi, Catherine McKenney et Jeff Leiper, ont indiqué par communiqué qu’ils [continuent] de suivre la situation de près pour trouver des logements abordables pour les occupants du campement de fortune.

Les deux élus sont aussi d’avis qu’il est primordial que les campeurs puissent rester dans le quartier au sein de leur communauté.

Divers objets dans un endroit reculé à Ottawa.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un campement près de la station Bayview à Ottawa (archives)

Photo : Radio-Canada / Lorian Bélanger

Un déplacement possible

Bien que le mot d'ordre était de résister, les occupants du campement pourraient accepter l'offre de déplacement, et ce, d'autant plus que le froid arrive à grands pas dans la capitale nationale. Il ne reste déjà plus rien d'un plus petit campement à proximité.

Un des occupants, Chris Thompson, envisage de chercher un autre endroit où il pourra rester.

La CCN a indiqué par courriel qu'elle s'est associée à la Ville d'Ottawa et à son personnel des services sociaux pour faciliter la transition des individus et de leurs effets personnels vers les logements temporaires offerts.

La société d'État a précisé que les autorités craignent pour la sécurité des occupants de l’endroit, puisque le terrain est difficile d’accès pour les premiers répondants et que certaines tentes sont chauffées par des systèmes au propane.

Avec les informations de Geneviève Normand, de Boris Proulx et de Gilles Taillon

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Ottawa-Gatineau

Pauvreté