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Les femmes qui fuient la violence, contraintes de trouver refuge loin d'Ottawa

311 femmes sont dans des refuges à Winchester, Carleton Place et Pembroke, en Ontario.

Une femme assise sur un lit.

Deborah Thomson, directrice générale du Naomi’s Family Resource Centre à Winchester, en Ontario

Photo : Radio-Canada / Jean Delisle/CBC

Radio-Canada

Les femmes qui fuient des situations domestiques dangereuses à Ottawa sont forcées de chercher refuge dans des communautés à l'extérieur de la ville, loin de leur emploi, des écoles, de leurs médecins et de leurs réseaux de soutien, selon des militants.

Depuis le mois d'avril, environ 700 femmes ont été orientées vers cinq refuges en dehors d'Ottawa, en raison de la pénurie de lits dans la capitale nationale. Les refuges de Winchester, Carleton Place et Pembroke, en Ontario, comptent parmi les établissements accueillant des femmes résidant à Ottawa qui sont victimes de violence.

Presque chaque semaine, Deborah Thomson accueille de nouvelles personnes d'Ottawa au Naomi's Family Resource Centre, un refuge de neuf lits qui accueille les femmes victimes de violence à Winchester, environ 50 kilomètres au sud du centre-ville de la capitale.

Environ 40 % de nos dossiers depuis avril proviennent de la région d'Ottawa, car les refuges à Ottawa sont pleins, a expliqué Mme Thomson. Je ne veux voir personne et aucune famille dans la rue, surtout pendant les mois froids.

Toutefois, envoyer des femmes et des enfants en détresse dans des communautés rurales isolées avec peu de soutien et aucun transport en commun n'est pas l'idéal, convient-elle.

« Ce n'est pas leur culture »

Les femmes se retrouvent souvent chez Naomi après avoir appelé le 311 à la Ville d'Ottawa et avoir découvert qu'il n'y avait pas de place dans l'un des cinq établissements de la ville. Certaines femmes sont nouvelles au Canada. Elles ne parlent pas anglais, et doivent encore accéder aux services de santé mentale à Ottawa. Elles se retrouvent très isolées.

Se rendre à Winchester est un problème si la personne n'a pas de véhicule.

La Ville de Winchester en Ontario.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Winchester se situe à environ 50 kilomètres du centre-ville d'Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Jean Delisle/CBC

Un trajet en taxi vers Naomi's Family Resource Centre en provenance d'Ottawa coûte environ 100 $, et lorsque 311 les envoie, c'est le refuge qui doit payer.

C'est très problématique. Nous sommes financièrement limités, a fait remarquer Mme Thomson.

Dans une déclaration à CBC vendredi, Shelley VanBuskirk, directrice des services de logement de la Ville, a déclaré que toute personne nécessitant un placement dans un refuge à l'extérieur de la ville peut se faire payer le transport.

La Ville contactera le Naomi's Family Resource Centre pour l'informer que ce soutien est toujours disponible, a assuré Mme VanBuskirk.

Longs séjours

De courts séjours à Winchester peuvent aider certaines femmes qui ont juste besoin de reprendre leur souffle, selon Mme Thomson, mais le plus souvent, les femmes restent pendant des mois.

Le séjour moyen se situe entre trois et quatre mois. Nous avons eu des personnes qui restent sept et huit mois, a-t-elle détaillé.

Mme Thomson a raconté qu'une femme qui avait récemment séjourné au Naomi's Family Resource Centre avec ses sept enfants devait se lever avant l'aube pour se rendre à la ville pour le travail et l'école.

Dans un communiqué, Hannah Anderson, directrice des communications de Jill Dunlop, ministre associée déléguée au dossier de l’Enfance et à la Condition féminine, a indiqué que lorsqu'un refuge est plein, la province oblige les agences à trouver un autre service.

Avec les informations de Julie Ireton de CBC

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