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Le déplacement de Kashechewan n’avance pas assez vite, selon la Première Nation

Une plage bordée de sapins.

La Première Nation de Kashechewan a signé une entente avec l’Ontario et le gouvernement fédéral pour déplacer la communauté à 30 kilomètres au sud-ouest de l’emplacement actuel.

Photo : Radio-Canada / Erik White

Radio-Canada

La Première Nation de Kashechewan entame des démarches pour tenter d’accélérer le déménagement de la communauté crie qui sujette aux inondations, d’ici dix ans, comme l'a promis le gouvernement fédéral.

En mai dernier, la Première Nation de Kashechewan a signé une entente avec l’Ontario et le gouvernement fédéral pour déplacer la communauté de plus de 2000 habitants sur des terres plus élevées, connues comme le site numéro 5, à 30 kilomètres au sud-ouest de l’emplacement actuel.

Besoin de plus de financement

Actuellement, Kashechewan, qui est située à l’embouchure de la baie James, a été évacuée pour une 17e année consécutive en raison de la crue de la rivière Albany.

Une digue en bordure de la rivière.

La collectivité actuelle de Kashechewan est située dans la plaine inondable de la rivière Albany. Cette digue a été construite pour protéger les gens contre les inondations, mais elle ne fait pas grand-chose pour retenir l'eau pendant la débâcle printanière.

Photo : Radio-Canada / Erik White

Pour accélérer le processus de déplacement, la Première Nation a amorcé la construction d'une route vers le nouveau lieu. Mais une aide financière de 90 millions de dollars sera nécessaire pour l’étendre jusqu’au lieu choisi.

Des centaines de millions de dollars supplémentaires seront nécessaires pour reconstruire la nouvelle communauté de Kashechewan.

Une route de terre battue au milieu d’un lieu bordé de sapins.

La Première Nation de Kashechewan a commencé la construction de la route entre la collectivité actuelle et le site 5, mais elle a besoin de l’aide du gouvernement fédéral pour couvrir une partie du coût, estimé à environ 90 millions de dollars.

Photo : Radio-Canada / Erik White

Le chef Leo Friday espère convaincre le gouvernement d’accélérer la réinstallation de la communauté. Ce sera triste si ça prend un autre dix ans. Voyez ce que nous avons perdu déjà.

Stephane Friday, membre du conseil de bande de la Première Nation de Kashechewan, a récemment visité le nouvel emplacement.

Portrait d'un homme.

Stephane Friday est conseiller de bande à Kashechewan et est également le planificateur communautaire qui dirige les plans de la nouvelle collectivité au site 5.

Photo : Radio-Canada / Erik White

J’ai une vision de notre communauté établie ici et de beaucoup de possibilités pour nos membres, affirme-t-il.

Ils n'auraient plus à subir les évacuations printanières annuelles en raison des crues.

Le chef adjoint Hosea Wesley s'est joint à Stephane Friday : Je suis très enthousiaste pour la jeune génération qui aura un endroit sécuritaire pour vivre.

Un homme sur une embarcation.

Le chef adjoint de Kashechewan, Hosea Wesley, sur la rivière Albany, en route vers l'emplacement futur de la collectivité au site 5.

Photo : Radio-Canada / Erik White

Mais beaucoup de travail reste à faire, notamment des négociations complexes pour étendre les frontières de la Première Nation afin qu'elles englobent le nouvel emplacement.

Il s'agit actuellement de terres de la Couronne appartenant au gouvernement de l'Ontario, et les négociations devraient inclure la Première Nation voisine de Fort Albany, qui, 60 ans après la séparation en deux de la collectivité, partage toujours les terres de la réserve avec Kashechewan.

Une rivière.

Vue de la rivière Albany du haut de la rive au site 5, où la nouvelle collectivité de Kashechewan doit être construite.

Photo : Radio-Canada / Erik White

À la vue de ces obstacles, certains dans la communauté, comme James Wesley, doutent si Kashechewan sera vraiment réinstallé un jour : Je ne crois pas [que ce sera durant] ma vie, non. Dans 15 ou 20 ans, je serai probablement mort à ce moment-là.

La communauté continue de faire pression sur le gouvernement fédéral pour qu'il respecte son engagement, le plus rapidement possible.

Avec les informations de CBC

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