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« Reste », une campagne pour la prévention du suicide

Un jeune homme tient un téléphone sur son oreille.

Un acteur personnifie un jeune en détresse pour sensibiliser au fléau du suicide.

Photo : Capture d'écran/CampagneReste

Radio-Canada

Un restaurateur de Victoriaville se donne pour mission de sensibiliser la population au suicide. Il a fait produire une vidéo intitulée « Reste », dans laquelle il invite la population à réfléchir sur ce fléau.

Le fils de Martin Garneau s'est suicidé à l'âge de 17 ans, il y a 2 ans. À son restaurant de la rue Notre-Dame à Victoriaville, ce père endeuillé pense tous les jours à son fils.

William nous avait écrit une lettre. C'était vraiment la difficulté de vivre dans le monde d'aujourd'hui. Il n'en voulait pas à personne. Il n'en voulait pas à ses frères, à ses soeurs, parents ou quoi que ce soit. C'est vraiment une difficulté de vivre dans la société d'aujourd'hui qui est vraiment exigeante, explique Martin Garneau.

Pour que son message atteigne le plus de gens possible, il a fait produire une vidéo dans laquelle plusieurs intervenants, dont une conjointe, un ami et une grand-mère demandent au jeune de rester avec eux.

On y entend aussi l'appel au 911 que Martin Garneau a fait lorsqu’il a découvert son fils le jour de sa mort.

Martin Garneau regarde le journaliste.

Martin Garneau, qui a perdu son fils il y a deux ans, veut sensibiliser la population au fléau du suicide.

Photo : Radio-Canada

Martin Garneau affirme encore aujourd’hui que, dans le cas de son fils, rien ne laissait présager un tel drame.

Il avait une copine, une auto, tout ce qu'un jeune veut [...] C'est pas parce qu'il avait un travail qu'il était heureux pour ça, se désole-t-il.

Une souffrance qui s’accentue

À l’approche du temps des Fêtes, le Centre de prévention du suicide d’Arthabaska-Érable rappelle que cette période de réjouissance peut être difficile pour certains.

C'est une grande souffrance psychologique qui existe chez notre jeunesse actuellement et qui s'accentue.

Catherine Coutel, directrice du Centre de prévention du suicide Arthabaska-Érable

Catherine Coutel croit qu’il est essentiel de prêter une oreille attentive à ses proches pour être à l’affût du moindre signe de détresse. C'est une période qui peut être très festive, mais très difficile pour certains. Donc, pour tout le monde, soyez attentifs à eux. C'est le plus beau cadeau que vous allez leur donner, ajoute-t-elle.

Pour joindre le Centre de prévention du suicide partout au Québec : 1 866 APPELLE

Depuis le départ de son fils, Martin Garneau vit toujours avec un pesant sentiment de culpabilité. Si c’était à refaire, il affirme qu’il aurait aimé parler davantage avec William.

Être avec lui peut-être, parler. Il faut être capable de s'ouvrir. On est des gars et des gars, c'est pas tout à fait pareil, dit-il.

Avec sa vidéo, qui a déjà été vue par plusieurs centaines de milliers d'internautes, Martin Garneau est encouragé à poursuivre sa mission pour la prévention du suicide.

D’après le reportage de Jean Arel

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