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Un bébé à tout prix : la fécondation in vitro coûte cher en Atlantique

Une fécondation in vitro illustrée.

Photo : Getty Images / vchal

Radio-Canada

Un couple de Dieppe, au Nouveau-Brunswick, dit être incapable d’avoir accès à la fécondation in vitro en raison des coûts élevés de la procédure. Chanelle et Rémi Dugas se tournent donc vers une campagne en ligne de sociofinancement.

Selon les Dugas, la fécondation in vitro est trop dispendieuse en Atlantique. 

J'ai voulu des enfants toute ma vie... On attendait juste le bon moment, explique Chanelle Dugas.

Un homme et une femme avec un chien sur les genoux sont assis sur un sofa.

Rémi et Chanelle Dugas.

Photo : Radio-Canada / Francis Pilon

Mais ce rêve est inaccessible, car son conjoint Rémi est infertile. « Ça arrive bien plus souvent qu’on pense », dit-il. 

On associe souvent l'infertilité avec la femme, remarque sa conjointe. La réalité est plus nuancée.

Selon l’Agence de la santé publique du Canada (Nouvelle fenêtre), près d’un couple sur six (environ 16 %) ne peut concevoir d’enfant naturellement. C’est la femme seule qui est infertile dans 40 % des cas, l’homme seulement dans 30 % des cas, et une combinaison des deux chez 20 % des couples. Dans un cas sur dix, on ne peut déterminer la raison avec certitude.

Pour le couple Dugas, qui s’est marié il y a trois ans, la seule façon d'avoir des enfants est donc la procréation assistée. La facture s’élèverait à près de 15 000 dollars, disent-ils.

Il n'y a pas juste le coût d'in vitro, dit Chanelle Dugas. Il y a le coût qui vient après. Puis aussi le coût si tu en veux un deuxième [enfant]. Puis [quand] tu ajoutes ça à tout ce que tu viens de passer à travers, c’est un gros fardeau financier.

Ils veulent qu'on augmente nos populations, poursuit la Néo-Brunswickoise. Pour une personne sur six, ce n'est pas possible.

Du jour au lendemain, trouver 10 à 15 000 piastres, c'est pas facile », dit Mme Dugas. Même si tu fais 200 000 [dollars], c’est pas quelque chose tu veux garrocher : ça marches-tu ou ça marches-tu pas?, ajoute son conjoint.

Une campagne de sociofinancement pour le couple a été mise en ligne il y a quelques mois.

Les couples qui ont recours à la fécondation in vitro sont plus nombreux qu'avant dans l'une des deux seules cliniques à offrir ce service en Atlantique. Depuis les cinq dernières années, on a une augmentation de demandes, affirme Craig Ferguson, le directeur de la clinique Conceptia, à Moncton.

Depuis 1980, le nombre de couples aux prises avec un problème d’infertilité a doublé au Canada, toujours selon l’Agence de la santé publique.

Par l’entremise de son fonds de financement spécial pour le traitement de l’infertilité, le Nouveau-Brunswick permet aux couples de se faire rembourser 50 % des frais encourus pour la fécondation in vitro, jusqu’à concurrence de 5000 dollars.

Chanelle et Rémi Dugas espèrent que leur épreuve convaincra la province de rembourser la totalité des frais pour ces traitements

Pour moi, un enfant ne devrait pas être un aspect monétaire. Ça ne devrait pas coûter aux gens qui veulent des enfants, dit Chanelle Dugas.

D’après le reportage de Francis Pilon

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