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Cris et SOS à Trois-Pistoles pour sauver L’Héritage 1

Beaucoup de monde avec le bateau en arrière-plan.

La foule nombreuse a tenu à venir manifester son attachement au service de traversier entre Trois-Pistoles et Les Escoumins.

Photo : Radio-Canada

Brigitte Dubé
Mis à jour le 

Plus de 200 personnes ont uni leurs voix dimanche pour réclamer le maintien du service de traversier entre Trois-Pistoles et Les Escoumins, qu’ils considèrent comme essentiel.

Citoyens, élus et représentants des sphères socioéconomiques étaient présents au quai de Trois-Pistoles pour envoyer un message clair au gouvernement.

C'est tellement primordial pour la vitalité de la place.

Une citoyenne

Que le gouvernement bouge!

Un citoyen

La population demeure mobilisée depuis que le ministère des Transports a annoncé qu’il refusait de financer les travaux de restauration du navire, assurant un lien maritime entre Trois-Pistoles et Les Escoumins.

Une banderole sur le bateau où il est écrit : Sauvons l'Héritage.

Une banderole pour demander le retour du bateau.

Photo : Radio-Canada

Aujourd’hui, on tient un rassemblement parce qu’on sent que c’est important d’envoyer un message clair aux acteurs politiques qui sont impliqués dans le dossier. On veut être entendus et on travaille très fort pour ça, affirme Guillaume Legault, porte-parole du comité citoyen Sauvons L’Héritage.

Le temps presse et on pensait que c’était pertinent de se mettre en action le plus rapidement possible pour être sûrs de se faire entendre.

Guillaume Legault, porte-parole du comité citoyen Sauvons L’Héritage
Guillaume Legault.

Guillaume Legault, porte-parole du comité citoyen Sauvons L'Héritage 1

Photo : Radio-Canada

Alors que le gouvernement a jugé que le traversier était en fin de vie, une contre-expertise présentée vendredi, aux responsables de la traverse Trois-Pistoles—Les Escoumins, estime que le bateau pourrait naviguer encore 40 ans.

Ce rapport-là est venu nous réconforter. On le sent sur le terrain, mentionne M. Legault.

La population est unanime. C’est du jamais vu politiquement. Personne n’est insensible à cette cause.

Guillaume Legault, porte-parole du comité citoyen Sauvons L'Héritage

Le porte-parole rappelle que 40 000 personnes ont pris le traversier cette année.

Le coût des travaux nécessaires à la reprise du service est estimé à 5 millions de dollars. Pourquoi le ministère des Transports ne pourrait pas investir un petit 5 millions sur l’ensemble de son budget? C’est peu en comparaison des retombées économiques monumentales que génère le navire, estime le porte-parole.

Des parents, des enfants, un feu pour se réchauffer.

Le rassemblement s'est déroulé dans une ambiance festive.

Photo : Radio-Canada

Élus venus en solidarité

Harold LeBel et Pascal Bérubé, députés péquistes de Rimouski et de Matane-Matapédia, ont participé au rassemblement.

Harold et moi, on connaît l’importance des traversiers pour notre vie collective, a mentionné M. Bérubé. Ce qui se passe à Trois-Pistoles n’a aucun sens. C’est une institution, ce traversier, et on comprend les gens d’y être attachés et de se mobiliser. Alors on veut mettre de la pression.

Pour les élus, la traverse de Trois-Pistoles fait partie d’un réseau de quatre traversiers qui doit rester intact. Cette traverse a été importante en l’absence d’un traversier à Matane l’hiver dernier.

Pour Harold LeBel, il était important de manifester de la solidarité au député Martin Ouellet, qui travaille très fort sur le dossier avec les gens des Escoumins.

Le député caquiste dans Rivière-du-Loup–Témiscouata, Denis Tardif, était également présent lors du rassemblement.

Une version précédente de cet article indiquait que Denis Tardif s'était présenté après les discours. Nous avons rectifié cette information.

Il y a quelques semaines, M. Tardif se rangeait derrière l'avis de la Société des traversiers du Québec, statuant que L'Héritage 1 était un navire en fin de vie.

Le député a ainsi pris la parole dimanche pour dire aux citoyens qu'ils sont entendus. Denis Tardif estime que ce dossier peut être pris en charge de manière apolitique, aux côtés des autres élus de la région.

Il affirme que la contre-expertise n'a pas encore été reçue à Québec, mais qu'une fois que ce sera le cas, une rencontre se tiendra entre le cabinet du ministre des Transports et la Compagnie de navigation des Basques, qui opère le traversier.

On s'entend que ce n'est pas mon rôle à moi de député d'aller discuter de ce qui est bon ou pas bon sur le bateau. On va prendre des gens qui connaissent ça et ils se parleront entre eux et on travaillera avec les conclusions de ces experts-là.

Avec les informations d'Isabelle Damphousse

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