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À la recherche de solutions pour faire rayonner la francophonie

Un groupe de personnes assis à des tables en train d'écrire.

Environ une quinzaine de personnes ont participé à la table de concertation des francophones du Nord-Ouest de l'Ontario.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

Miguel Lachance

Une quinzaine de représentants d’organismes francophones du Nord-Ouest de l’Ontario se sont réunis dimanche à Thunder Bay pour développer une stratégie commune de communication, et pour trouver des pistes de solutions aux défis de la relève et de l’engagement de la population.

La rencontre était un suivi du dernier rassemblement de l’Association des francophones du Nord-Ouest de l’Ontario (AFNOO), en juin 2019.

Les participants avaient alors soulevé le besoin de mieux communiquer et de se concerter, particulièrement pour recruter plus de bénévoles ou rejoindre un plus grand public, alors que la francophonie est très minoritaire.

Le Nord-Ouest de l'Ontario compte environ 7000 francophones selon le recensement de 2016, soit environ 3,1 % de la population de la région.

Une carte de l'Ontario avec les noms de plusieurs communautés.

Les francophones du Nord-Ouest de l'Ontario sont répartis sur un très grand territoire.

Photo : AFNOO/Ariane Thibault

C’est un pourcentage plus élevé que dans le Centre et le Sud-Ouest de la province (2,1 % de francophones), mais beaucoup moins en nombre absolu (environ 225 000 francophones dans le Centre et le Sud-Ouest).

Les distances entre les communautés présentent un défi de taille, affirme Monique Perreault, de Geraldton. Vu qu’on est dans des régions isolées, c’est difficile d’organiser [des activités].

Une femme derrière un podium, à côté d'une scène, tient un micro.

Monique Perreault animant une soirée se déroulant au Centre culturel francophone de Geraldton.

Photo : AFNOO

Mme Perreault croit qu’il est essentiel pour les petits organismes en région de développer des projets communs et de partager de l’information pour assurer l’avenir de la communauté francophone.

Être plus visibles

Plusieurs personnes autour de la table ont souligné qu'un important défi de la communauté francophone du Nord-Ouest de l’Ontario est de mieux faire connaître ses organismes, ses services et ses activités.

Parmi les pistes de solutions, les participants à la table de concertation estiment qu’ils devraient se tourner vers la communauté majoritaire, explique Nancy Proulx, présidente de l’AFNOO.

Nancy Proulx prononce un discours.

Nancy Proulx, présidente de l'AFNOO, lors de la cérémonie de lever du drapeau franco-ontarien à l'hôtel de ville de Thunder Bay en septembre. Il s'agit d'un exemple d'une relation déjà existante avec la communauté anglophone.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

On pourrait utiliser plus les réseaux anglophones pour aller chercher les francophones qui ne sont pas dans un groupe membre [de l’AFNOO] ou dans une école francophone, pour ratisser plus loin [pour trouver notre public et des bénévoles], précise-t-elle.

On parle toujours des TLM (toujours les mêmes) qui sont sur les conseils d’administration et qui participent.

Nancy Proulx, présidente de l'AFNOO

Nancy Proulx croit aussi qu’il faut profiter des ressources des organismes qui ont des mandats provinciaux. Il y a des gens qui étaient autour de la table, des partenaires qui ne sont pas des membres de l’AFNOO, comme le Conseil de la coopération de l’Ontario.

Elle croit que les organismes francophones pourraient centraliser leurs outils de communication numérique, comme un site Web parapluie, pour faciliter la diffusion des informations.

Partager les ressources pour atteindre un but commun

Les participants à la table de concertation de dimanche sont par ailleurs unanimes : le manque de ressources humaines dans plusieurs organismes complique la communication.

Par exemple, depuis plusieurs mois, l’AFNOO n’a pas d’employé responsable des communications, ce qui limite les interactions avec ses membres.

Les bureaux de l'Association des francophones du Nord-Ouest de l'Ontario.

L'AFNOO a plusieurs postes à pourvoir et certains de ses projets sont sur la glace.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

D’autres organismes, comme le Centre francophone, peinent aussi à recruter du personnel ou des bénévoles.

Les groupes francophones du Nord-Ouest discutent depuis un certain temps de l’option d’avoir un ou des employés qui travailleraient pour plusieurs organismes, pour pallier ce problème.

Il y a cependant des hésitations, notamment pour savoir qui serait responsable de superviser ces employés.

Il y a déjà un précédent dans la communauté : la coopérative qui gère le Centre francophone fait appel aux services de l'adjointe administrative de l’Accueil francophone de Thunder Bay. Celle-ci joue également le rôle de réceptionniste pour l’édifice.

La porte du Centre francophone de Thunder Bay

Le Centre francophone regroupe sous son toit plusieurs organismes francophones, qui partagent déjà quelques ressources humaines et matériel.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

La présidente de la coopérative, Claudette Gleeson, souligne qu’il y a eu quelques frictions au départ concernant la charge de travail de cette employée, mais que tout se passe bien aujourd'hui.

Audrey Debruyne, agente de communication et liaison communautaire au Conseil scolaire de district catholique des Aurores boréales (CSDCAB), note que les organismes collaborent pour l’organisation du Franco-festival de Thunder Bay ou les célébrations de la journée des Franco-Ontariens, mais que ce n’est pas un réflexe le reste de l'année.

Nancy Fournier-Leclerc, une autre employée du CSDCAB, croit qu'il faudrait mieux définir les rôles et tâches de chacun des employés pour qu’il soit plus simple pour quelqu’un de l’extérieur d’un organisme de savoir vers qui se tourner pour demande de l'aide.

L’AFNOO, avec l’aide de la firme de consultants Discitus, compilera les idées partagées lors de la rencontre de dimanche pour orienter ses actions dans les prochains mois.

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