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Manifestation au centre-ville de Montréal contre la présidentielle algérienne

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Des gens brandissent des pancartes invitant à ne pas voter jeudi.

Le reportage de Michel Marsolais

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des centaines de membres de la communauté algérienne ont manifesté dimanche à Montréal contre la tenue de l'élection présidentielle qui aura lieu jeudi dans leur pays d'origine.

Les protestataires ont manifesté devant le consulat algérien à l’instar de leurs compatriotes en Algérie. Ils contestent la légitimité du scrutin après des mois de mobilisation en faveur de changements démocratiques.

Les manifestants croient que l’élection du 12 décembre est une véritable mascarade. Ils plaident pour une réforme en profondeur du système politique.

De plus, ils pressent les membres de la communauté internationale de ne pas reconnaître le nouveau président élu.

La majorité de la diaspora algérienne de Montréal n'appuie pas la présidentielle et par conséquent n'ira pas voter.

Ça ne change rien si cette élection passe le 12 décembre. Pour nous, on veut un changement radical, dit un manifestant.

Nous, on ne lâche pas d’ici au 12 [décembre]. C’est sûr qu’on ne lâchera pas. On va être là et puis on va surveiller pour veiller à ce que les gens n’aillent pas voter, affirme une protestataire.

La révolution du sourire en général s’organise pour aller vers une conférence nationale […] qui va rassembler tous les corps politiques pour justement imposer un changement radical à ce système, explique une troisième personne rencontrée sur les lieux de l’événement.

MISE AU POINT EN DATE DU 20 DÉCEMBRE 2019

Le titre de cet article a été modifié par souci de précision. Dans sa version précédente, il pouvait laisser entendre que tous les Montréalais d'origine algérienne s'opposaient à la tenue de l'élection présidentielle en Algérie.

Fin de campagne électorale sur fond de rejet massif

La campagne électorale pour la présidentielle prévue jeudi en Algérie a pris fin dimanche après trois semaines marquées par un rejet massif du scrutin par la population.

Le scrutin vise à trouver un successeur à l'ex-président déchu Abdelaziz Bouteflika, qui a démissionné de son poste en avril après plus de 20 ans passés au pouvoir.

Ils sont cinq hommes en lice pour le remplacer : Ali Benflis, Abdelmajid Tebboune, Azzedine Mihoubi, Abdelaziz Belaid et Abdelkader Bengrina. Tous ont participé ou soutenu, plus ou moins longtemps, la présidence d'Abdelaziz Bouteflika.

Les cinq prétendants ont eu le plus grand mal à faire passer leur message face au « Hirak », le mouvement de contestation qui ébranle l'Algérie depuis le 22 février, au point qu'il est difficile de désigner un favori.

Ils ont dû tenir leurs rassemblements électoraux sous forte protection policière. La police a fait parfois usage de gaz lacrymogène après des jets de pierres de manifestants anti-élections.

À partir de dimanche minuit, la loi impose un silence électoral de trois jours avant le scrutin, durant lesquels toute forme de publicité en faveur d'un candidat est interdite.

Les contestataires estiment que la présidentielle ne vise qu'à permettre à un pouvoir discrédité de se régénérer. Un appel à la grève générale à partir de dimanche et jusqu'à jeudi avait été lancé sur les réseaux sociaux.

Avec les informations de Michel Marsolais

Avec les informations de Agence France-Presse

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