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Comprendre les effets de la tique et des changements climatiques chez les orignaux

Une tique d'orignal.

Beaucoup d'orignaux sont parasités par la tique.

Photo : Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau

Radio-Canada

Une équipe de scientifiques de l’Université Laval s’intéresse aux effets de la tique d’hiver sur l’orignal, combinés à ceux des changements climatiques.

Notre but est de comprendre les variations dans les populations de tiques et leurs conséquences sur les populations d’orignaux pour qu’on puisse éventuellement prédire, à partir des scénarios de changements climatiques, à quoi on peut s’attendre dans l’avenir et savoir c’est quoi les risques pour les populations [face à la combinaison de ces deux facteurs], précise le professeur à la Faculté des sciences et de génie de l’Université Laval, Jean-Pierre Tremblay.

Les secteurs visés par l’étude se trouvent notamment en Gaspésie (Forillon), au Bas-Saint-Laurent, plus au sud, dans le secteur de Mont-Laurier et au Nouveau-Brunswick. Les résultats serviront à orienter l’exploitation des populations d’orignaux pour en assurer une gestion durable.

une tête d'orignal

Le ministère de la Faune évalue déjà depuis plusieurs années la présence des tiques d’hiver chez les orignaux.

Photo : Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau

La tique modifie les comportements

L’infestation par la tique d’hiver entraîne des symptômes qui génèrent des inquiétudes et s’avère un sujet d’intérêt pour le public, notamment pour les chasseurs d’orignaux.

L’étude devrait permettre de comprendre le rôle de ce parasite dans l’évolution des populations d’orignaux.

Un orignal

Un orignal

Photo : Radio-Canada

Jean-Pierre Tremblay explique par exemple que la tique peut entraîner d’importants changements de comportement chez ces grands mammifères. À fin de l’hiver, mentionne-t-il, ils passent beaucoup de temps à se gratter et ils se nourrissent moins alors que ce moment est critique pour eux. Sont-ils plus vulnérables à la prédation à cette période?

On n’est pas en mesure de prédire les effets des tiques et des changements climatiques à l’échelle de nos populations. Est-ce qu’on va en perdre plus?

Jean-Pierre Tremblay, professeur à la Faculté des sciences et de génie de l’Université Laval

Le professeur indique aussi que l’étude tiendra compte de divers facteurs, dont la densité d’orignaux, la présence (ou non) de loups, les conditions climatiques et l’habitat.

Une femelle orignal et son veau.

Une femelle orignal et son veau.

Photo : MRNF Ontario

Vingt-quatre veaux par année seront capturés à l’aide de filets lancés à partir d’un hélicoptère et seront suivis. On administrera un acaricide sur la moitié d’entre eux pour pouvoir isoler les effets de la tique des autres facteurs, climatiques ou autres, qui varient du sud au nord.

Chaque spécimen aura un GPS, ce qui permettra aux scientifiques de commencer rapidement à récolter des données sur le terrain. Si un animal meurt, indique Jean-Pierre Tremblay, on pourra se rendre sur le site et faire une nécropsie pour comprendre les conditions qui ont causé la mort.

Les chercheurs prévoient aussi suivre une centaine d’adultes l’année prochaine.

L’étude durera cinq ans. En plus de l’Université Laval, elle réunit 16 partenaires, dont le ministère de la Faune, de la Forêt et des Parcs ainsi que Parcs Canada.

Avec les informations de Laurie Dufresne

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Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Protection des espèces