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Le secteur de la santé et des services sociaux veut prévenir les accidents de travail

Une préposée et une bénéficiaire

Devant des conditions de travail qui ne cessent de se dégrader, les travailleurs de la santé et des services sociaux réclament de Québec qu’il mette en place davantage de mécanismes pour prévenir les accidents de travail.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Sept syndicats représentant les travailleurs de la santé et des services sociaux réclament du gouvernement Legault qu’il mette en place davantage de mécanismes pour prévenir les accidents et lésions de travail dans ce secteur.

Ils affirment qu’avec les conditions de travail qui ne cessent de se dégrader dans le milieu et une hausse de l’absentéisme pour raisons médicales, il est urgent de prévenir plutôt que de guérir.

Les syndicats font remarquer que, de 2014 à 2018, les établissements publics de santé et de services sociaux ont vu augmenter de 34 % les heures d’absence de leurs employés en raison de problèmes de santé, de 3,3 à 4,4 millions d'heures. Ce total équivaut à 2400 personnes travaillant à temps plein.

Le Comité national intersyndical de prévention en santé et sécurité, qui représente près de 285 000 travailleurs, demande donc une fois de plus que le milieu de la santé soit lui aussi considéré parmi les groupes prioritaires de la Loi sur la santé et la sécurité au travail, ce qui obligerait les patrons à mettre en place des programmes de prévention spécifiques pour leurs employés.

Actuellement, ça va au bon vouloir de chacun des établissements. Et je pourrais vous dire qu’à ce jour, il y a peu de prévention qui se fait, a indiqué Ginette Langlois, porte-parole du comité intersyndical en entrevue à ICI RDI.

Épuisement professionnel

Le comité voudrait également que l’épuisement professionnel soit reconnu par la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST).

C’est la deuxième cause d’absence après les fameux troubles musculo-squelettiques, c’est-à-dire toutes les maladies en "ites" et les maux de dos. Vient en deuxième position la santé psychologique au travail, souligne Mme Langlois.

Le travail est devenu de plus en plus difficile. Il y a beaucoup de détresse psychologique. Les gens font beaucoup de temps supplémentaire et sont épuisés, explique-t-elle.

Près de 39 % des dossiers des employés du milieu traités par l’assurance salaire en 2017-2018 concernaient un diagnostic de santé mentale, selon le regroupement.

Ginette Langlois fait remarquer qu’on observe également dans le milieu de la santé et des services sociaux une augmentation importante des chutes et des agressions physiques. Les centres jeunesse sont particulièrement affectés par ces dernières, dit-elle.

De fait, selon les chiffres des syndicats, les coûts liés aux troubles musculo-squelettiques ont augmenté de 36 %, ceux liés aux chutes de 45 % et ceux aux actes violents de 82 % au cours des deux dernières années.

Les syndicats ont choisi de faire part de leurs revendications maintenant parce que le ministre du Travail, Jean Boulet, se prépare à déposer une modification à la loi et que l'occasion serait donc idéale, à leur avis, de retoucher la liste des groupes prioritaires.

Mme Langlois fait valoir que la Loi sur la santé et la sécurité au travail a été adoptée en 1979 et qu’elle doit être modernisée pour mieux représenter l’évolution des milieux de travail.

Le Comité national intersyndical de prévention en santé et sécurité rassemble l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), la Fédération de la santé du Québec (FSQ-CSQ), la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), la Fédération des professionnels (FP-CSN), la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ) et le Syndicat québécois des employées et employés de service (SQEES-FTQ).

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