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L'entreprise Témisko a 50 ans : ses bâtisseurs racontent

Ghislaine Bellehumeur et Ghislain Lemire

Les fondateurs de l'entreprises Ghislaine Bellehumeur et Ghislain Lemire.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Tanya Neveu

Au Témiscamingue, l’entreprise de fabrication de remorques Témisko célèbre ses 50 ans.

Pour l’occasion, une journée porte ouverte était organisée samedi où plus de 500  personnes ont visité les installations de l’entreprise de Notre-Dame-du-Nord.

Une journée bien spéciale pour deux hommes qui ont marqué les débuts et l’histoire de Témisko.

Il y a 50 ans

« J’ai commencé là à faire des remorques, des remorques forestières », raconte Ghislain Lemire, le fondateur de Témisko.

Dans les années 60, il fabriquait des petites remorques dans son atelier de soudure de Belle-Vallée en Ontario.

Avec son partenaire, il décide,  en 1969, de créer une entreprise à Notre-Dame-du-Nord.

Témisko emploie à l’époque 5 personnes. Dix ans plus tard, ils sont 225.

Au fil des ans, l’entreprise traverse plusieurs tempêtes dont une période de récession en 1982.

Son succès fluctue au rythme des aléas du marché québécois et même international puisque ses remorques sont vendues partout dans le monde.

Ghislain Lemire se souvient qu’une année, plus de 1000 remorques ont été fabriquées dans l’usine de Notre-Dame-du-Nord.

« J’ai vendu 60 remorques au Ghana en Afrique. Si tu ne sors pas de ton village, tu ne peux pas faire ça », se rappelle-t-il.

L’entreprise de fabrication de remorques Témisko célèbre ses 50 ans.

L’entreprise de fabrication de remorques Témisko célèbre ses 50 ans.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Un duo qui propulse l'entreprise

En 1974, Ghislain Bellehumeur devient son acolyte et est nommé président. Il apporte son soutien à la compatibilité et à la gestion de l’entreprise.

« Le fait qu’on se complétait, automatiquement, ça a fait un succès à ce moment-là », dit-il.

Il raconte que le défi de Témisko a toujours été de recruter des employés

« Ils ont toute fermé les écoles sauf celles de La Sarre. On a toujours eu de la misère à avoir du personnel. Ça nous empêchait de grossir, on refusait des contrats. On est même allés chercher des ingénieurs aux États-Unis dans des compagnies américaines, pour venir travailler ici et nous aider. »

Le défi est toujours existant en 2019. L’entreprise forme elle-même ses soudeurs puisqu’elle peine à combler son besoin de main d’œuvre.

Devant l'entreprise Témisko

L'entreprise Témisko organise une journée portes ouvertes pour ses 50 ans.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Fierté

Témisko est aujourd’hui bien en selle. 30 millions de chiffres d’affaires et 100 employés, ce qui rend fiers ceux qui ont cru à la viabilité de l’entreprise, même dans les années les plus difficiles.

« La fierté grandie parce que les gens qui ont pris l’entreprise l’ont continué et de façon extraordinaire. C’est valorisant », affirme Ghislain Lemire, émotif.

« C’est des gens qu’on a formés. Ils réussissent à travers tout ça. Ils sont rendus à la 3e génération. On espère que ça va continuer comme ça », ajoute son partenaire et ami, Ghislain Bellehumeur.

En 50 ans, l’entreprise a été vendue deux fois à des employés-cadres qui ont appris de leurs prédécesseurs.

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Abitibi–Témiscamingue

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