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La pénurie d’arbres de Noël naturels se fait sentir en Alberta

Des conifères dans un champ.

Une ferme d'arbres de Noël

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

Radio-Canada

Avec le temps des fêtes qui approche, les Albertains sont nombreux à chercher l’arbre parfait pour Noël. Ce qui habituellement est un achat banal est beaucoup plus difficile cette année en raison d’une pénurie.

Le propriétaire de la pépinière Creekside Home and Garden située à Spruce Grove, Brock Friesen, confirme qu’il a été difficile cette année de trouver des arbres.

Son entreprise a tenté de passer une commande auprès de son fournisseur régulier aux États-Unis, mais celui-ci n’avait pas d’arbre pour lui. 

Brock Friesen a finalement réussi à en trouver auprès d’un fournisseur en Saskatchewan, mais a eu accès à beaucoup moins de variétés et de tailles.

Encore hier un client cherchait un arbre d’une certaine hauteur, mais nous n’en avions pas. Il a dû acheter un arbre qui était plus d’un demi-mètre plus court, se désole-t-il.

Le manque d’arbres a évidemment un effet sur les prix. Ce sont les arbres les plus communs qui ont été le plus touchés par la hausse, parfois jusqu’à 25%. Je sais que c’est énorme, mais nous n’avons pas d’autres choix, reconnaît Brock Friesen.

La récession américaine coupable

Le président de l’Association canadienne des producteurs d’arbres de Noël Larry Downey explique que la pénurie est en grande partie expliquée par la récession de 2008.

La crise économique a frappé fort aux États-Unis. Les producteurs ne vendaient pas tous leurs arbres. Ceux qui n’ont pas coupé tous leurs arbres à l’automne avaient donc moins d’espace au printemps pour en planter de nouveaux, raconte-t-il.

Il précise qu’un arbre prend entre 8 et 10 ans pour atteindre à peu près deux mètres et que c’est pour cette raison que nous ressentons les effets de ce qui s’est produit en 2008 maintenant.

La démographie explique aussi en partie la pénurie. Les producteurs sont moins nombreux. Quand un producteur prend sa retraite, il n’y a pas nécessairement quelqu’un pour prendre la relève, fait-il remarquer.

Larry Downey constate également que la demande pour les arbres de Noël naturels est à la hausse ce qui amplifie la pénurie qui selon lui devrait se faire sentir encore quelques années.

Le consommateur canadien est plus consciencieux de ses achats. Un arbre artificiel est fait de produit dérivé du pétrole et fabriqué en Asie. C’est un produit non biodégradable et non recyclable. L’empreinte environnementale est beaucoup plus petite avec un arbre naturel, croit-il.

Avec les informations d'Andréane Williams

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