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10 000 $ d'amende pour une propriétaire de clinique de physiothérapie de Chicoutimi

Une clinique de physiothérapie vue de l'extérieur

La propriétaire de la Clinique Orchidia, à Chicoutimi, a été condamnée à payer 10 000 $.

Photo : Radio-Canada

Pascal Girard

La propriétaire de la clinique de physiothérapie Orchidia de Chicoutimi, Sonia Bouchard, a été condamnée à payer 10 000 $ en raison de manquements au règlement de l’Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec (OPPQ). Elle a notamment émis des reçus pour des traitement effectués par une physiothérapeute, alors que les patients ont été traités par elle, qui est plutôt thérapeute en réadaptation physique.

La décision a été rendue le 28 novembre par le Conseil de discipline de l’OPPQ et est basée sur une suggestion commune présentée lors d’une audition tenue le 8 octobre.

Absente lors de l’audition et ayant plaidé par écrit, Sonia Bouchard a reconnu sa culpabilité aux trois chefs retenus contre elle dans la plainte disciplinaire.

Selon la décision, il est reproché à l’intimée d’avoir fait défaut de respecter ses obligations professionnelles en matière de tenue de dossiers, notamment en omettant de consigner aux dossiers de clients plusieurs renseignements prévus par la réglementation.

Il est également reproché à Sonia Bouchard d’avoir utilisé le nom et le numéro de permis d’une physiothérapeute pour l’émission de dix reçus pour des traitements qu’elle a personnellement prodigués.

Finalement, pour 12 clients, elle a omis de tenir compte des conditions et restrictions propres à sa catégorie de permis lorsqu’elle a évalué ou traité ces clients sans disposer des préalables requis. Ces patients auraient dû auparavant être évalués par une physiothérapeute.

Une « excellente collaboration »

Dans sa plaidoirie, Mme Bouchard, qui se spécialise en périnatalité et en pédiatrie, a soutenu qu’elle n’a jamais mis en danger la sécurité du public et qu’elle a changé sa façon de faire. L’admission des lacunes a d’ailleurs été notée par le syndic adjoint et a servi de circonstance atténuante. Son « excellente collaboration » a aussi été soulignée par le Conseil de discipline de l'OPPQ.

Mme Bouchard a avancé que pour les reçus, elle avait obtenu la permission de la part de deux assureurs. Le Conseil de discipline n’a pas retenu son explication.

Le bureau du syndic avait reçu une demande d’enquête de la part de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST).

Contactée par Radio-Canada, Sonia Bouchard a refusé d’accorder une entrevue. Elle a toutefois tenu à préciser avoir changé certaines de ses pratiques.

D'autres cas

C'est la 13e fois au Québec cette année que le Conseil de discipline de l'OPPQ retient des plaintes et impose des amendes. Le cas de Sonia Bouchard est le second plus haut total imposé en 2019.

Dans la région, les deux copropriétaires de la Clinique de physiothérapie de Saint-Félicien avaient également écopé d'amendes de 2500 $ et 8000 $. Il était aussi question de dossiers incomplets et de traitements de patients par une thérapeute sans avoir été vus préalablement par une physiothérapeute. Dans ce dossier, il n'y avait pas eu de reçus erronés.

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Saguenay–Lac-St-Jean

Santé