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Grève du CN : importantes pertes pour les producteurs de maïs

Le reportage d’Amélie Desmarais

Photo : Radio-Canada / Lynda Paradis

Radio-Canada
Mis à jour le 

La saison des récoltes se termine avec d'importantes pertes pour plusieurs producteurs de maïs de la Mauricie. La grève du CN a fait mal aux agriculteurs qui ont été privés de propane à un moment critique.

Bien qu'il soit trop tôt pour évaluer précisément les pertes, le syndicat des producteurs de grains de la Mauricie estime entre 25 et 30 % la proportion du maïs laissé dans les champs. Plusieurs de ses 350 membres ont décidé, au cours des derniers jours, de ne plus récolter. C'est que le maïs n'a pas été séché à temps et s'est détérioré.

La qualité est pas mal moins bonne. Bien des agriculteurs ont décidé d'arrêter, parce que là, de toute façon, c'est du maïs que personne ne veut acheter. C'est comme travailler pour rien, déplore le président du syndicat, Claude Chartier.

Jean-Pierre Gagnon, un des plus gros producteurs de grains en Mauricie, a dû dire adieu au tiers de sa récolte. Une situation qu'il n'a jamais vue en 25 ans.

On savait que quand on allait recommencer, ce serait désastreux. C'est ça qui est arrivé , explique M. Gagnon.

Les périodes de redoux et de gel, ainsi que la neige, ont lourdement endommagé les récoltes de maïs.

Les périodes de redoux et de gel, ainsi que la neige, ont lourdement endommagé les récoltes de maïs.

Photo : Radio-Canada

Les pertes financières sont considérables pour ce producteur. Le premier 20 %, c'est nous qui l'absorbons. La grève m'a coûté 20 % de 400 000 $, plus les pertes. Je trouve ça énorme, déplore Jean-Pierre Gagnon.

Les producteurs de grains estiment avoir été pris en otage dans le conflit du CN qui les a privés de propane pendant plus d’une semaine. C'est lors de cette période critique qu'ils auraient normalement dû procéder à la récolte.

Il y a beaucoup de frustration, parce qu'on a été les derniers de la chaîne pour l'approvisionnement en propane. C'est sûr que ça nous prend un dédommagement. Il va y avoir des fermes qui vont avoir des difficultés financières si rien n'est fait, estime M. Chartier.

La saison 2019 serait l’une des pires jamais vécue par les producteurs de maïs qui espèrent obtenir un dédommagement de la part des gouvernements.

Questionné par Radio-Canada, le ministre de l’Agriculture, André Lamontagne, précise qu’il doit attendre la fin des récoltes avant d’avoir un portrait clair des pertes encourues par les agriculteurs. Il réitère qu’à situation exceptionnelle, il entend soutenir les agriculteurs touchés de façon exceptionnelle.

D'après un reportage d'Amélie Desmarais

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