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De nouvelles violences à Bagdad font 24 morts et de nombreux blessés

Des manifestants dans la ville de Nassiriya défilent avec des photos des victimes.

Le mouvement de contestation en Irak a fait environ 445 morts depuis le 1er octobre.

Photo : Reuters / Khalid Al Mousily

Radio-Canada

Les Irakiens sont encore sortis par milliers samedi pour manifester contre le pouvoir à Bagdad et dans le sud du pays au lendemain de violences qui ont fait 20 morts parmi les manifestants et quatre autres parmi les policiers.

Des hommes armés sont arrivés dans des camionnettes et ont débarqué aux abords d'un stationnement de plusieurs étages qui était occupé par des manifestants depuis des semaines, ont raconté des protestataires à l’Agence France-Presse.

Ce sont des membres des Brigades de la paix, le mouvement du leader chiite irakien Moqtada Sadr, qui se sont déployés pour protéger les manifestants, alors que les forces de l'ordre déployées autour de la place Tahrir – épicentre de la contestation depuis plus de deux mois – n'ont pas réagi.

Les salves de tirs se sont enchaînées et des manifestants ont diffusé les images du chaos dans les réseaux sociaux, parfois en direct.

L'État assure ne pas être en mesure d’identifier ni d’arrêter les assaillants, mais des sources policières affirment avoir colligé des informations sur la volonté de factions pro-Iran d'attaquer les manifestants.

Les forces de sécurité bloquent les rues menant à Tahrir et les manifestants n'arrivent pas à l'atteindre, mais les mêmes [assaillants] qui nous ont attaqués hier, eux, passent, a déclaré, inquiète, une manifestante.

Amnistie Internationale, s'interroge également sur cette attaque bien coordonnée avec de nombreux hommes lourdement armés et à bord d'un long convoi de véhicules. Comment ont-ils pu traverser les "checkpoints" dans Bagdad et commettre un tel massacre.

L'Iran, qui est en première ligne dans les négociations pour un nouveau gouvernement à Bagdad, est de plus en plus exposé à la colère des manifestants. Téhéran est accusée d'être le parrain du système politique irakien qu'ils jugent corrompu et incompétent.

La maison d’un dirigeant chiite visée par une attaque

Plus tôt samedi, la maison du leader chiite irakien Moqtada al Sadr a été visée par un obus tiré par un drone, selon des députés de son parti Saeroon cités par Reuters.

L'attaque a eu lieu dans la ville sainte chiite de Najaf, au sud de Bagdad. Seul le mur extérieur a été touché, selon une source du mouvement sadriste. Personne n’a été blessé. Le leader chiite, qui soutient les manifestants antigouvernementaux, ne s'y trouvait pas au moment de l’attaque, selon plusieurs sources.

Muqtada Sadr lors d'une prière dans une mosquée.

Un drone aurait tiré un obus vers 3 h du matin sur la maison de Moqtada Sadr.

Photo : Reuters / Alaa Al-Marjani

Le mouvement de contestation contre le pouvoir en Irak a fait environ 445 morts et 20 000 blessés depuis le début du mois d’octobre.

Le grand ayatollah Ali Sistani, la plus haute autorité religieuse chiite d'Irak, a appelé vendredi à préserver le futur gouvernement – qui doit remplacer d'ici 10 jours celui d'Adel Abdel Mahdi – de toute ingérence étrangère.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Le Monde

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