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Saint-Ulric souligne les 30 ans de la tuerie de Polytechnique

Il est écrit sur la plaque : « Soyons inspirés par la jeune femme».

La Municipalité de Saint-Ulric a installé cette plaque en l'honneur de Sonia Pelletier, originaire de l'endroit. Elle était des 14 victimes de l'attaque perpétrée le 6 décembre 1989.

Photo : Radio-Canada / Claude Côté

Jean-François Deschênes

Une vingtaine de personnes ont bravé le froid vendredi soir à Saint-Ulric pour rendre hommage aux 14 victimes de la tuerie antiféministe de Polytechnique.

La cérémonie, qui a duré une quinzaine de minutes, s'est tenue au parc Sonia-Pelletier. L'endroit a été nommé en souvenir de cette jeune femme morte il y a 30 ans et qui était originaire de la municipalité.

Aussi, les visages de 13 autres victimes ont été affichés pour qu’on se souvienne de chacune d’elles.

Prenons une minute de silence afin de réfléchir à ce que l’on peut faire en tant que personne, en tant que communauté, en tant que société pour contrer la violence faite aux femmes et aux filles, a souligné une des organisatrices de l'événement.

C’était des émotions contradictoires de plaisir de pouvoir célébrer avec les gens, commémorer avec les gens, mais aussi une forme de tristesse de penser qu’il y a encore des femmes qui vivent des violences comme celles de 1989. Je pense que c'est important de s'en souvenir

Vanessa Caron, coordonnatrice de la Maison d'aide et d'hébergement pour femmes et enfants victimes de violence conjugale La Gigogne
Le groupe a bravé le froid pour souligner l'événement.

La cérémonie a eu lieu au parc Sonia-Pelletier. La jeune femme âgée de 26 ans était originaire de Saint-Ulric.

Photo : Radio-Canada / Claude Côté

Pour Vanessa Lemieux, il était important de se recueillir avec sa fille Léa, âgée de sept ans. [C'est] pour qu’elle comprenne les enjeux aussi que ça encourt et aussi se protéger un jour... On ne sait jamais ce qui arrive. On n’est pas à l’abri, personne.

Ailleurs dans l'Est-du-Québec

Deux personnes de dos regardent vers le ciel pour voir le faisceau.

Un faisceau de lumière bleue était visible vendredi soir dans le ciel au-dessus de l'Université du Québec à Rimouski.

Photo : Radio-Canada / Denis Leduc

Saint-Ulric n’était pas seul à souligner les 30 ans de polytechnique dans l’Est-du-Québec.

L’Université du Québec à Rimouski a, par exemple, illuminé le ciel d’un faisceau lumineux tout comme 13 autres universités du pays qui offrent des programmes de génie.

Des étudiants photographiés avec un message féministe.

L'association étudiante du campus de Gaspé s'est également mobilisée.

Photo : AGECGI

Aux Îles-de-la-Madeleine, une marche a été organisée dans la journée de vendredi.

Des gens marchent avec des pancarte

Les Madelinots ont marché entre le centre commercial Place des Îles jusqu'au centre communautaire Jos-LeBourdais à Cap-aux-Meules.

Photo : Sentin'Elle

En soirée, les gens ont été invités à allumer une chandelle et à la déposer à leur fenêtre.

Une chandelle allumée sur un bord de fenêtre.

La chandelle était pour dénoncer la violence faite aux femmes et pour leur signifier qu'elles peuvent trouver refuge dans cette maison si elles craignent pour leur sécurité.

Photo : Centre Accalmie

Le geste symbolique avait pour but de signifier aux femmes qu’elles peuvent trouver refuge dans cette maison si elles craignent pour leur sécurité.

Toutes les manifestations de vendredi avaient un même objectif : dénoncer les violences faites aux femmes.

Avec la collaboration de Catherine Poisson

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Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Société