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Winnipeg devra respecter le délai imposé de réduction du phosphore dans ses eaux usées

Plan moyen d'un débit d'eaux usées sur le bord d'une rivière.

La Ville de Winnipeg croit qu'il y aura de graves conséquences si elle se plie au délai serré imposé par le gouvernement provincial pour l'implantation d'un plan par intérim.

Photo : Jacques Marcoux/CBC

Radio-Canada

Le Manitoba entend forcer la Ville de Winnipeg à participer à un nouveau comité pour la réduction du phosphore dans le lac Winnipeg.

Winnipeg demandait un délai de deux ans pour mettre en place un plan de réduction de la quantité de phosphore rejetée par l’usine de traitement des eaux usées du quartier North End. Ces rejets se retrouvent ultimement dans le lac Winnipeg.

Le nouveau comité aura pour mission de guider la Ville à établir un plan d’amélioration du centre de traitement des eaux usées de North End et à mettre en place une stratégie provisoire de réduction du phosphore d'ici le 1er février 2020.

Respecter le délai provincial pour l’implantation d’un plan provisoire aura de graves répercussions, soutient la Ville de Winnipeg.

Si nous ne faisons pas les choses correctement, ce sera catastrophique pour la Ville de Winnipeg, nos rivières et nos lacs, avance la conseillère municipale Cindy Gilroy qui préside le Comité sur les eaux usées. Il est important d’entendre les experts quand nous étudions la mise en place d'un retrait provisoire du phosphore.

Winnipeg demandait plus de temps afin de réaliser des tests sur les impacts d’une augmentation de l’utilisation de chlorure de fer, un composé chimique qui réduirait à court terme la quantité de phosphore rejetée par l'usine de traitement des eaux usées.

C’est l’Institut international du développement durable qui a suggéré l'utilisation du chlorure de fer en attendant de compléter les améliorations du centre de traitement de North End.

Nous croyons avoir besoin d’un an au minimum pour étudier les impacts et assurer un financement. Nous devons faire une demande de financement au conseil pour instaurer des mesures intérimaires, lance Goeff Patton, directeur du génie au département des eaux usées de la Ville.

Ce dernier estime qu’une trop grande quantité de chlorure de fer pourrait endommager la biomasse et détruire la bactérie utile à la décomposition des déchets.

Le coût des améliorations à apporter au centre de traitement de North End est également un enjeu. Il est évalué à 1,8 milliard de dollars. La Ville s’est engagée à financer sa part de la première phase, mais attend toujours une réponse du gouvernement manitobain sur une demande de financement de 267 millions de dollars.

La province a souligné jeudi qu’elle n’est pas prête à s’engager financièrement parce qu’il n’y a pas de plan concret ou d’échéancier en vue de la mise à jour du centre de traitement.

Avec les informations de Holly Caruk, d'Austin Grabish et de Bartley Kives

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