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Jason Kenney négociera une « entente plus équitable » en personne à Ottawa

Plan moyen de Jason Kenney parlant lors d'une conférence de presse. Il est debout devant des drapeaux canadiens et albertains.

Le premier ministre Jason Kenney croit à ses chances d'obtenir des concessions d'Ottawa, notamment au sujet des paiements de stabilisation.

Photo : Radio-Canada

Mirna Djukic

Le premier ministre albertain s’envolera vers Ottawa, dimanche, accompagné du tiers de son Cabinet. Il espère obtenir des engagements concrets de son homologue fédéral au sujet de Trans Mountain, des paiements de stabilisation et d’une liste d’autres demandes visant à améliorer la place de l’Alberta au sein de la Confédération.

« Nous ne demandons pas une entente spéciale, nous demandons une entente équitable », martèle le premier ministre Jason Kenney.

Il prendra le chemin de la capitale canadienne, dimanche, pour la négocier en tête à tête avec le gouvernement fédéral.

Il lui demandera entre autres de fixer une date précise pour la fin des travaux sur le pipeline Trans Mountain. Il veut aussi que les lois qui restreignent le trafic pétrolier sur la côte Pacifique et qui resserrent les évaluations environnementales soient annulées ou modifiées.

Il demande également un versement de 2,4 milliards de dollars pour sa province, puisque c’est, selon lui, ce qu’elle aurait dû recevoir depuis 2014 si les paiements en stabilisation n'avaient pas été plafonnés.

Contrairement au chef conservateur fédéral, il refuse de voir un mauvais présage dans le discours du Trône de la veille, qui a fait peu de cas des situations particulières de l’Alberta et de la Saskatchewan.

« Nous avons eu certaines ouvertures, y compris celle de la [vice-première ministre] et du ministre Morneau au sujet des paiements de stabilisation », dit-il. « Donc pour moi, le truc important, ce n’est pas nécessairement le discours du Trône, c’est l’action ».

Le politologue de l’Université de l’Alberta Frédéric Boily pense que le premier ministre albertain a effectivement des chances d’obtenir des concessions sur le plan des paiements de stabilisation, même si elles n’auront peut-être pas l’envergure espérée.

Le projet Trans Mountain est aussi, selon lui, un terrain fertile pour une collaboration entre les deux gouvernements.

Il estime toutefois que Jason Kenney ferait bien de se montrer conciliant, à un moment où le taux de chômage est en hausse en Alberta.

À un moment donné, Jason Kenney devra livrer des résultats, notamment en matière économique [et ces] résultats tardent à se manifester, donc d’une certaine façon, il a besoin, lui aussi, de l’allié fédéral, notamment dans le dossier Trans Mountain

Frédéric Boily, politologue, Université de l'Alberta

En plus de rencontrer le premier ministre Justin Trudeau, Jason Kenney a aussi prévu des discussions privées avec les chefs des partis néo-démocrate et conservateur.

D'autre part, les huit ministres qui l’accompagnent discuteront avec leurs homologues fédéraux au sujet de dossiers précis.

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