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Analyse

Les plus et les moins de la session parlementaire à Québec

M. Legault et sa garde rapprochée arpentant les corridors de l'Assemblée nationale.

Le premier ministre François Legault a conforté son gouvernement avec la récente victoire dans la circonscription de Jean-Talon.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Tous les partis politiques ont procédé hier à leur bilan de la session parlementaire. Quels sont les bons et les mauvais coups de la Coalition avenir Québec (CAQ) de François Legault, du Parti libéral du Québec (PLQ) de Pierre Arcand, de Québec solidaire (QS) de Manon Massé et du Parti québécois (PQ) de Pascal Bérubé?

Le gouvernement de la CAQ profite d’un taux de satisfaction record

(+) La victoire de la CAQ dans le château fort libéral de Jean-Talon a consolidé la popularité du gouvernement de François Legault. C’est un peu comme la cerise sur le gâteau.

(+) Le gouvernement de la CAQ a été prompt à réagir lors de la tempête automnale qui a causé des pannes considérables au Québec. Le premier ministre Legault et ses ministres se sont rapidement déployés sur le terrain.

(-) L’organisation chaotique des commissions parlementaires a donné une impression de désorganisation et a, de surcroît, épuisé les parlementaires.

(-) La réforme du Programme de l’expérience québécoise que le gouvernement a tenté de faire passer dans le même règlement sur le test des valeurs. Le gouvernement a dû admettre que sa réforme était bâclée avant de reculer.

Les libéraux encore sous le choc de leur défaite

(+) Les libéraux ont réussi à marquer des points pour l’industrie du taxi dans le cadre de l’étude du projet de loi. Ils ont su faire la bataille et s’arrêter au bon moment, c’est-à-dire avant que le gouvernement ne déclenche un bâillon pour l’adopter.

(-) La performance du chef par intérim Pierre Arcand à l’Assemblée nationale est largement critiquée par les membres du caucus. Il peine à garder la cohésion de son équipe.

Les solidaires ont du mal à contrôler leur message

(+) Le témoignage de la députée Christine Labrie, qui a dénoncé à l’Assemblée nationale la cyberintimidation, a été percutant. Personne ne pouvait rester indifférent au flot d’injures adressées aux députées de QS dans les médias sociaux.

(-) La bisbille qu’a provoquée le député Sol Zanetti lors de la création de la commission d’enquête Laurent sur la DPJ.

Les péquistes peinent à se démarquer

(+) Le PQ a eu un rôle à jouer pour démontrer que la réforme du Programme de l’expérience québécoise aurait un impact négatif sur les régions, notamment sur les établissements d’enseignement.

(-) Le résultat de l’élection partielle dans Jean-Talon a été désastreux pour le PQ, qui a perdu cinq points de pourcentage par rapport à l’élection générale. Malgré une performance honorable, le parti peine à faire résonner son message en dehors de l’enceinte du Parlement.

L’étoile du gouvernement

*** Danielle McCann :

La ministre de la Santé se révèle être une redoutable parlementaire. Son ton à la fois doucereux et assumé lui permet de neutraliser ses adversaires. Et cela dans le contexte où elle donne suite à la réforme Barrette et que les changements promis dans le domaine de la santé se font attendre.

L’étoile des oppositions

*** Ex aequo : Marwah Rizqy (PLQ), Christine Labrie (QS) et Véronique Hivon (PQ) :

Ces trois députées de l’opposition sont porte-parole en matière d’éducation. Elles ont tenu le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge sur la corde raide tout au long de la session, tant dans le dossier des maternelles 4 ans que dans celui sur l’abolition des élections scolaires. Elles sont toutes les trois efficaces et studieuses. Il faut saluer leur professionnalisme.

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