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Les municipalités pourraient établir leur propre tarif de permis pour les services de transport

Logos d'Uber et Lyft affichés dans la fenêtre arrière d'un véhicule.

Les tarifs des permis pour les services de transport comme Uber et Lyft pourraient osciller entre 110 dollars et 510 dollars, selon les municipalités.

Photo : Reuters / Lucy Nicholson

Nora Chabib

Les municipalités de la vallée du Fraser pourraient imposer des tarifs de permis distincts pour les services de transport comme Uber et Lyft, selon les recommandations d’un rapport du Conseil des maires sur les transports régionaux présenté cette semaine. Mais ce système inégal dissuadera les sociétés de transports d’opérer en région affirment certains maires et un expert de l'économie du partage.

Alors que la Ville de Vancouver a fixé le prix du permis annuel obligatoire pour les conducteurs offrant un service de transport comme Uber et Lyft sur son territoire à 155 $, d’autres régions comme Burnaby établissent ces frais annuels à 510 $, soit le tarif semblable à celui payé par les taxis.

Le maire de Coquitlam Richard Stewart craint qu’établir un système de permis distinct dans chaque municipalité occasionne des coûts trop élevés. D’après lui, cela poussera ces entreprises à concentrer leurs services à Vancouver, au détriment des plus petites municipalités.

Je pense que ce système ne fonctionnera pas. Nous ne pouvons pas construire un système qui a des tarifs différents selon les municipalités.

Richard Stewart, maire de Coquitlam

Le maire ajoute que ce système laisse la liberté aux non partisans de ce type de services de transport de continuer à maintenir le monopole détenu par les taxis.

Guillaume Lavoie chargé de cours à l'École nationale d'administration publique de Montréal et expert en économie collaborative est du même avis. Si l’objectif (de ces recommandations) est d'empêcher l’arrivée de ce type de service pour protéger un monopole, ça me semble être une bonne manière d’y arriver, dit-il.

Les villes qui choisiront de fixer un prix élevé aux permis des services de transport comme Uber et Lyft manqueront une opportunité en or d’augmenter les options de mobilité dans leur région.

Guillaume Lavoie, chargé de cours à l'École nationale d'administration publique de Montréal

Selon lui, la Ville de Burnaby ferait mieux de profiter de l’occasion pour alléger le poids financier qui pèse sur l’industrie du taxi en baissant le prix de leur permis comme le fait Vancouver.

Jusqu’à présent, 15 sociétés de covoiturage ont demandé à opérer dans le Grand Vancouver, indique le rapport, mais aucune date de lancement officielle n'a encore été fixée bien que la ministre des Transports de la Colombie-Britannique Claire Trevena a affirmé plusieurs fois ces derniers mois que ces services seraient en activité pour Noël.

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Colombie-Britannique et Yukon

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