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150 jeunes se prononcent sur l’avenir de Gatineau

Un policier discute avec des adolescents.

Quelque 150 élèves de 12 à 17 ans étaient réunis à la Maison du citoyen pour le deuxième Sommet jeunesse de Gatineau.

Photo : Radio-Canada / Roxane Léouzon

Roxane Léouzon

À Gatineau, c'était journée pédagogique vendredi pour de nombreux jeunes. Mais 150 élèves du secondaire, de 12 à 17 ans, ont profité de la journée pour réfléchir à l'avenir de leur ville. Ils ont participé au deuxième Sommet jeunesse à la Maison du citoyen.

Aya El Haddar, de l’École secondaire Mont-Bleu, croit que les activités destinées aux jeunes devraient être mieux annoncées sur les réseaux sociaux.

Audrey Simpson, 12 ans, de l’École secondaire Hormidas-Gamelin, souhaiterait des autobus supplémentaires réservés aux enfants et adolescents.

On voudrait peut-être des partenariats avec Transcollines ou des passages plus fréquents de la [Société de transport de l'Outaouais], appuie Antoine Fontaine, de la polyvalente Le Carrefour.

Des idées, les adolescents n’en manquent pas — et les adultes ont pris le temps de les écouter. Élus, urbanistes, policiers, travailleurs sociaux et autres experts ont participé aux ateliers organisés par la Ville de Gatineau.

De les entendre parler de ce qui les intéresse, de comment on peut utiliser les bibliothèques ou les parcs pour leur donner des activités qui leur correspondent et qui sont le fun, c'est un bel avantage, a commenté Maude Chouinard-Boucher, agente de développement chez Loisirs Sports Outaouais.

Huit thèmes étaient à l’ordre du jour, dont le transport en commun, l’aménagement des parcs, la diversité et la santé. Mais l'environnement était sur toutes les lèvres.

J'ai proposé d'améliorer la sensibilisation qu'on donne à la population en matière de protection de l'environnement, a notamment indiqué Sabrina Henry, élève de cinquième secondaire à l’École secondaire Du Versant.

Pendant que beaucoup de Gatinois nous critiquent parce qu’on a diminué la taille des poubelles, les jeunes, eux, nous disent qu’on ne va pas encore assez loin, a observé la coprésidente de la Commission jeunesse de Gatineau, Isabelle N. Miron.

La valse des enjeux

Après un avant-midi de réflexion, les jeunes se sont prononcés sur huit priorités d'une façon un peu particulière : une danse silencieuse. Les jeunes portaient des écouteurs sans fil dans lesquels ils entendaient de la musique et des instructions. Ils devaient se déplacer d’un endroit à l’autre de la salle, selon leur choix de projet à prioriser.

C'était de gros mouvements de gauche à droite pour savoir : “Est-ce que vous préférez telle action pour les parcs ou une autre action par rapport à la collectivité?” a expliqué Pierre-Olivier Bouchard, un organisateur du sommet.

Des casques lumineux bleus et verts posés sur une table.

Les participants au Sommet jeunesse de Gatineau, le 6 décembre 2019, ont porté des casques d'écoute sans fil lors d'une danse silencieuse pour choisir leurs priorités pour 2020-2025.

Photo : Radio-Canada

Mme N. Miron assure que les propositions des jeunes seront prises en compte dans la stratégie 2020-2025 de la Ville de Gatineau.

Ils sont les Gatinois de demain. Les décisions qu’on prend aujourd’hui, ce sont eux qui vont en subir les conséquences. Donc, il faut qu’ils fassent partie des solutions qu’on propose, a jugé la conseillère du district de l’Orée-du-Parc.

Mme N. Miron a souligné que du premier Sommet jeunesse, en 2015, est né le programme C’est parti, je vote!, qui vise à susciter l'intérêt des jeunes à la participation citoyenne et à la politique.

En attendant des actions concrètes pour 2020, les jeunes étaient tous heureux d'avoir pu s'exprimer et s'engager.

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Ottawa-Gatineau

Jeunesse