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Polytechnique 30 ans plus tard : Sherbrooke se souvient

Une commémoration a eu lieu devant l'hôtel de ville de Sherbrooke, le 6 décembre 2019.

Une commémoration a eu lieu devant l'hôtel de ville de Sherbrooke, le 6 décembre 2019.

Photo : Radio-Canada / Guylaine Charette

Radio-Canada

L’ Université de Sherbrooke (UdeS) s’est associée à plusieurs autres universités canadiennes afin de commémorer les 30 ans du féminicide de Polytechnique qui a fait 14 victimes le 6 décembre 1989.

Ce funeste 30e anniversaire a un caractère particulier cette année. En guise de solidarité, quatorze universités canadiennes ont éclairé le ciel avec un faisceau de lumière blanche vers 17 h 15, heure à laquelle est survenu le drame, le 6 décembre 1989.

En 1989, Nathalie Beaulieu poursuivait sa maîtrise en génie à l’Université de Sherbrooke. Aujourd'hui, elle a fait spécialement le déplacement de Montréal pour se joindre à la cérémonie, à l’UdeS.

C’est un événement vraiment tragique. On ne s’habitue jamais à des tueries et des attentats.

Nathalie Beaulieu, ancienne étudiante en génie à l’Université de Sherbrooke.

Maintenant, [les tueries], on en entend parler beaucoup plus. Il y en a souvent aux États-Unis. On connaît le phénomène de la radicalisation un peu mieux. Mais à l’époque, on était complètement sidérés, on ne comprenait pas, se remémore celle qui est désormais chercheuse et consultante en adaptation aux changements climatiques.

« Ça nous a tous affectés »

En plus, c’était un acte de violence contre les femmes, qui visait les femmes qui étudiaient en génie. Nous, même si on n’était pas à Polytechnique et qu’on était ici, à Sherbrooke, on se sentait visées en quelque sorte comme femmes étudiantes, continue-t-elle.

Ça nous a tous affectés, filles comme garçons.

Nathalie Beaulieu, ancienne étudiante en génie à l’Université de Sherbrooke.

Comme pour beaucoup de personnes, la tuerie de Polytechnique a changé sa perception du monde. Peut-être que j’étais un petit peu naïve, un peu comme si je vivais dans le pays des licornes, dit-elle.

Pour elle, il lui était difficile d’imaginer que quelqu’un lui voulait du mal. Ça ne m’était jamais arrivé à l’idée que quelqu’un puisse se sentir menacé par mon épanouissement, par mon émancipation et par celle de mes amies, souligne Nathalie Beaulieu.

Au Québec, l’Université Laval, l’Université de Sherbrooke, l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue et l’Université du Québec à Rimouski ont participé aux cérémonies de commémoration.

D’autres cérémonies ont aussi eu lieu à Halifax, Toronto, Moncton , Winnipeg, Edmonton et Vancouver, notamment.

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